L'Hebdo;
2006-10-26 Rock la Suisse vue de californie
Avec leur nouvel album, les Américains d'Electric Six mélangent clichés et ironie autour de l'imagerie helvétique, et convoquent Roger Federer.
«Quand Dieu a eu créé le monde, il eut besoin d'une place où se reposer, yodler et faire fructifier ses infinies richesses, tout en protégeant les siens du courroux nazi.» Voilà en quelques poncifs comment le groupe californien Electric Six explique le titre de son nouvel album: Switzerland.
Découvert en 2003 avec le tube electro-rock Danger! High Voltage, Electric Six a depuis traversé un purgatoire discographique, avec un deuxième album à peine distribué hors des Etats-Unis. Autant dire que ce nouvel opus est leur dernière carte pour espérer revenir dans les hit-parades.
Vrais patriotes, les Californiens ont soutenu corps et âme la Nati sur leur blog durant la Coupe du monde, avant de déchanter face à cette «équipe d'idiots», incapables de transformer leurs penaltys. Pas superstitieux pour autant, Electric Six a finalement choisi de dédicacer Switzerland à un autre sportif helvétique, Roger Federer. Espérons pour eux que l'aura du tennisman leur rouvrira les portes du succès. |
Christophe Schenk
Switzerland. De Electric Six. Metropolis Records.
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C'est le nombre de candidats officiellement déclarés à ce jour pour l'élection présidentielle française de mai 2007. Certes, il faut s'attendre à ce que plusieurs candidats jettent l'éponge faute d'avoir rassemblé les cinq cents parrainages de maires nécessaires pour se présenter devant les électeurs. Il n'en demeure pas moins que la tendance générale est à l'inflation. En 1962, à l'occasion de la première élection présidentielle de la Ve République, ils n'étaient que six candidats à se partager les faveurs des électeurs. En 2002, ils étaient seize. Et leur nombre tend à s'élever à mesure que décline l'influence des grands partis traditionnels. | MA
Suites...
Projet continental pour réduire l'hégémonie de l'anglais.
Le chantier de la BABEl europÉenne
L'anglais menace la diversité culturelle de l'Europe. Son hégémonie doit être relativisée. En favorisant l'usage de langues variées. Portée par l'Union européenne, cette conviction se traduit par un programme de recherches baptisé «Dylan». Pour «Dynamiques des langues et gestion de la diversité».
Pour la Suisse académique, c'est un événement. Trois de ses professeurs sont à la tête de ce projet du 6e Programme-cadre européen. Anne-Claude Berthoud (Lausanne), François Grin (Genève) et Georges Lüdi (Bâle) piloteront les travaux de 19 universités, réparties dans 13 pays, avec un budget de 5 millions d'euros pour un mandat de cinq ans.
Questions générales de la recherche: à quelles conditions la communication multilingue peut-elle devenir un atout? Et quelles politiques publiques mettre en oeuvre? Des investigations seront menées dans des entreprises, au coeur des institutions européennes de Bruxelles, et dans le cadre de systèmes éducatifs.
Les chercheurs prêcheront par l'exemple. Pas question de leur imposer l'anglais comme langue de travail. Au cours des échanges entre équipes, les treize langues qu'ils pratiquent dans leurs établissements respectifs auront toutes droit de cité. Cette Babel européenne se rencontrera pour la première fois lundi 30 octobre à l'Université de Lausanne. | DA
Trois Suisses pilotent un programme européen pour la mise en valeur du multilinguisme. Dix-neuf universités y sont associées.
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