Hublot, Longines, TAG Heuer, etc.: de plus en plus de marques lancent de nouveaux calibres chronographes automatiques, l’une des complications horlogères les plus récentes. Les premiers chronographes datent en effet des années 1820. L’invention des poussoirs et la dissociation des fonctions start-stop-remise à zéro remontent, elles, aux années 1915-1934 alors que les premières versions automatiques ne sont apparues qu’en 1969. Très en vogue, les chronographes sont aussi, et contrairement à ce que beaucoup croient, l’une des complications les plus difficiles à réaliser et fiabiliser. Il suffit pour cela de penser aux nombres et à la «puissance» des chocs que les fonctions start-stop-remise à zéro infligent au mouvement. Rappelons enfin que tous les calibres chronographes ne sont pas égaux. Jugés plus nets, plus doux et plus précis mais aussi plus délicats et donc plus chers à usiner, les calibres intégrés à roue à colonne trônent au sommet de la hiérarchie, loin devant les calibres modulaires à came, plus simples, plus fiables, mais surtout moins chers à produire et à régler. Dans le premier cas de figure, le mécanisme, intégré au mouvement de base, comporte une partie à denture appelée rochet et des colonnes placées perpendiculairement sur, ou entre lesquelles, viennent s’appuyer des leviers. A chaque pression sur les poussoirs, la roue tourne d’un cran pour occuper la position souhaitée. Dans le second, le mécanisme, composé de deux navettes commandant les leviers, est totalement indépendant du mouvement de base sur lequel il est fixé. Si les chronographes modulaires à came sont les plus usités, tel par exemple le mythique Valjoux 7750, c’est du côté des mécanismes intégrés à roue à colonne que les marques se tournent désormais, à l’instar des trois citées en début de ce texte.
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