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Vague d’inquiétude. Dans les milieux industriels concernés, le gel, voire l’abandon de ce soutien aux technologies environnementales, soulève une vague d’inquiétude et d’indignation. «De tous les organismes d’aide auxquels je me suis adressé, celui de Daniel Zürcher est le plus performant. Certes, les montants versés ne sont pas énormes, mais donnent une impulsion souvent décisive», relève Alain Jenny, fondateur et président du groupe lausannois Granit. Ce dernier promeut le développement durable en valorisant systématiquement les ressources locales. Par ailleurs, pour répondre à la demande du marché, plusieurs petites entreprises doivent se rassembler et collaborer. Cherchant des partenaires, elles s’adressent tout naturellement au réseau de sociétés déjà soutenues par l’OFEV, ce qui leur offre une garantie de sérieux et d’efficacité. «Aux yeux des entrepreneurs, la Section innovation de l’OFEV est une tête de pont.»
Dans les cercles académiques, également, l’heure est à l’étonnement. Le renoncement à l’article 49 «serait très dommageable au prestige de la Suisse qui se profile à l’étranger comme un pays qui encourage fortement les cleantechs», observe Philippe Corvini, directeur de l’Institut Ecopreneurship à la Haute Ecole spécialisée du nord-ouest de la Suisse pour les sciences de la vie. «Cette rationalisation des coûts donne le signal symbolique d’une politique incohérente au niveau fédéral.»
La perplexité est d’autant plus grande que le rapport du Conseil fédéral sur l’effet des mesures de promotion des technologies environnementales pour les années 2002 à 2006, diffusé au début de cette année, met fortement l’accent sur l’importance de ces dernières. Le chiffre d’affaires du marché des cleantechs dans le monde, pesant plus de 1000 milliards d’euros en 2005, devrait, dès 2020, dépasser celui des grandes industries classiques, telles que la construction de machines ou l’industrie automobile. En Suisse, le secteur de l’environnement représente près de 17,1 milliards de francs ou 4% du PIB. Le pays exporte chaque année des biens de protection de l’environnement d’une valeur de près de 1,4 milliard générant ainsi 12 500 emplois.
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