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Clivages politiques. Au Parlement, la procédure de consultation sur le programme de consolidation 2011-2013 a fait l’objet de divers rapports. Celui de l’UDC est particulièrement révélateur. Constatant que «l’Etat dépense trop souvent de l’argent pour des recherches servant ses propres intérêts», le parti estime qu’il conviendrait d’astreindre «à un examen critique la promotion publique des technologies environnementales et de la soumettre à une analyse utilité-coûts. L’objectif de croissance pour la formation et la recherche (au total 5,5 milliards) doit être ramené à 3%, ce qui représente 80 à 100 millions de francs de moins qu’avec une croissance de 4,5%.» Dans ce climat général, l’avenir de l’article 49 semble fort compromis, même si le conseiller national Guy Parmelin (UDC/ VD) ne se prononce pas sur son sort. De l’autre côté de l’échiquier politique, le conseiller national Roger Nordmann (PS/VD), tout nouveau président de Swissolar, fulmine: «On se concentre sur l’économie d’avant-hier au lieu de se focaliser sur des projets d’avenir.» Et Roger Nordmann de constater que la Suisse, à la pointe de la recherche dans le solaire il y a une quinzaine d’années, a pris un singulier retard par manque de soutien de cette énergie renouvelable et faute d’un marché intérieur suffisamment porteur.
Le rôle de la CTI. Grande est la tentation de se dire que si les aides de l’OFEV passent aux oubliettes, il restera toujours celles de la CTI, l’agence de la Confédération pour la promotion de l’innovation. Au début de juin à Genève, l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie a lancé un «chèque d’innovation Cleantech» attribué par la CTI aux entreprises en vue de faciliter de nouveaux partenariats entre ces dernières et les chercheurs qui oeuvrent dans les hautes écoles suisses. Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes? En fait, les 4,5 millions de subventions supprimés ne seraient pas attribués à la CTI. Laquelle est par ailleurs submergée de demandes de soutien financier.
Ensuite, contrairement à la CTI qui finance des projets de recherche appliquée et de développement menés conjointement par des entreprises et des hautes écoles, le système de l’OFEV n’exige pas la présence d’une institution académique. Or, une start-up peut vouloir voler de ses propres ailes sans nécessairement faire appel, par exemple, à des doctorants de l’Ecole polytechnique fédérale (EPFL) dont elle est issue. En outre, environ la moitié des fonds alloués ne va pas directement aux PME concernées mais est destinée aux salaires des jeunes scientifiques et ingénieurs.
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