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QUI SUIS-JE? Sans papiers, sans identité, sans mémoire,sans argent, Martin Harris (Liam Neeson), docteur en botanique, erre à travers Berlin à la recherche d’une explication.
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Cinéma
«Sans identité», de Jaume Collet-Serra

Par Antoine Duplan - Mis en ligne le 16.03.2011 à 13:26

Perdre la boule à Berlin. Frappé d’amnésie, un botaniste bataille pour recouvrer son identité et échapper à des tueurs. Prometteur, efficace et finalement décevant.

Thriller. Un éminent savant arrive à Berlin pour un congrès. Son taxi tombe dans la rivière, il se retrouve à l’hôpital. Il sort amnésique du coma. Il jure être le Dr Martin Harris, mais il y en a un autre, papiers d’identité à l’appui. Sa propre femme ne le reconnaît pas.

Naufrage existentiel et désolation sentimentale... Et puis des tueurs lui emboîtent le pas. Ce danger est presque rassurant: la réalité ne s’est pas délitée (option dickienne), mais il y a une grosse embrouille à implication militaro- industrielle (option post 11-Septembre).

Largué en territoire étranger comme Harrison Ford dans Frantic, pris au piège d’un vaste complot comme Robert Redford dans Les trois jours du Condor ou comme Will Smith dans Enemy of the State, ne pouvant compter que sur une exquise Bosniaque sans papiers (Diane Kruger avec accent), le pauvre Martin doit sortir de sa réserve de botaniste distingué pour faire le coup de poing, conduire des voitures à 100 à l’heure et déjouer un attentat meurtrier.

Avec ses immigrés clandestins et le poids de son histoire, Berlin constitue une bonne alternative aux villes américaines, usées par trop de films d’action. La capitale allemande permet de renouveler la typologie des personnages ambigus avec le fascinant Ernst Jürgen, ancien policier de la Stasi devenu détective privé, joué avec gourmandise par Bruno Ganz.

Quant à la vérité sur l’identité de Martin Harris, elle relève d’un twist présenté comme formidablement original, mais témoignant surtout d’une immense naïveté puisqu’il admet qu’un coup sur la tête, poum!, peut faire changer d’identité et surtout peut ramener un être humain à sa nature profonde de l’homme qui est, comme on le sait, la bonté.

De Jaume Collet-Serra. Avec Liam Neeson, Diane Kruger, Bruno Ganz, January Jones. Etats-Unis, 1 h 53.




Tags: «Sans identité», Jaume Collet-Serra,

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