L’été touche à sa fin, c’est également la rentrée dans les centres de fitness. Pour séduire les adeptes de la bonne forme, il faut sans cesse leur proposer des façons différentes de travailler triceps, abdominaux et fessiers.
Le défi, pour une nouvelle méthode, c’est de susciter l’engouement général, avant d’accéder au rang très convoité de classique, à l’instar du «spinning».
Cette année, en matière de nouveautés, le vent souffle de l’est. C’est donc en Suisse alémanique que L’Hebdo a déniché les nouvelles façons de suer, en espérant que les Romands ne perdent rien pour attendre... Aqua Cycling Pédaler à la fraîche
Devinette: aqua gym et spinning se rencontrent sur un programme de cours de fitness.
Spinning se jette à l’eau. Quelle nouvelle discipline voit le jour?
L’aqua cycling pardi... En français, cela donne le vélo aquatique. Le principe? Pédaler sous l’eau en laissant dépasser les épaules et la tête. Le but? Travailler le système cardiovasculaire, renforcer les jambes et les fesses.
Comme tout se passe dans l’eau, sur des bicyclettes en acier inoxydable spécialement conçues à cet effet, les articulations sont épargnées et les mouvements sont très doux. La sensation de pédaler sans suer est très agréable, et lorsque l’on commence à avoir trop chaud, hop, on trempe les épaules dans l’eau.
Autres points positifs: il n’y a pas de risques de mouvements brusques et encore moins de chute. Selon les firmes qui commercialisent ce vélo, «l’eau a une action très positive: la circulation sanguine cutanée est activée, la peau se raffermit et l’élimination des toxines des tissus est stimulée».
Le gros avantage de cette discipline qui fait un tabac en Italie, en Espagne et en Allemagne? Pédaler à son rythme et sans complexes, à l’abri du regard de l’instructeur de fitness, forcément payé pour pousser les clients à se surpasser. Evidemment, une leçon d’aqua cycling ne surprend pas par la variété des mouvements.
Le guidon permet trois positions et un des exercices surprenants consiste à pédaler accroupi entre le siège et le guidon. Une posture un peu ridicule? Certes, mais personne ne vous voit... Antara Cible: la musculature profonde
Cent soixante monitrices et moniteurs ont déjà été formés à la méthode mise au point par la Zurichoise Karin Albrecht, gourou européen du stretching, en collaboration avec Maya Rybka (photo), ingénieur en techniques biomédicales. Le nom de cette nouvelle discipline? Antara, un mot qui vient du sanskrit et qui signifie «de l’intérieur vers l’extérieur».
Mais l’antara n’a rien à voir avec une quelconque démarche spirituelle et encore moins avec le yoga. Enseignée dans cinquante-six studios en Suisse – et dans les écoles-clubs Migros alémaniques – cette nouvelle forme de gymnastique s’inspire d’études et de mesures faites pour le monde médical par des chercheurs de l’Université du Queensland (Australie). Des mesures qui soulignent l’importance de la musculature profonde.
«Ce sont ces muscles-là, ceux que l’on ne voit pas mais qui sont très importants pour une bonne posture, que nous commençons par travailler. Par la suite, nous pouvons passer aux plus gros muscles et aux enchaînements qui demandent de la force.» De fait, les exercices d’antara travaillent surtout le milieu du corps, soit le ventre, le dos et le plancher pelvien.
C’est en réaction à la mode du Pilates que cette ancienne ballerine a conçu l’antara. «Je n’aimais pas du tout les exercices de Pilates qui datent de cinquante ou soixante ans. Ils comportent beaucoup de courbures, une position que l’on n’adopte que trop, tout au long la journée, assis à son bureau ou devant son ordinateur.»
Auteur d’une dizaine d’ouvrages sur le stretching et la posture, Karin Albrecht sait que, en matière d’entretien de la silhouette, les modes vont et viennent. Son ambition? Faire de l’antara un incontournable des cours de fitness.
«Le mieux serait qu’un jour ou l’autre, la méthode soit pratiquée par quelques stars de Hollywoood...» En attendant que l’antara séduise Angelina Jolie et Madonna, la méthode paraît efficace.
Si le cours commence par un échauffement conventionnel – tout le monde est pieds nus ou en chaussettes – il se poursuit par un enchaînement de mouvements exécutés de façon lente, calme et fluide. Les exercices n’ont l’air de rien mais ils font travailler intensément les muscles. Il s’agit de garder certaines postures en ne soulevant parfois le pied que de quelques centimètres. Le résultat? L’impression d’avoir travaillé ses muscles efficacement et en profondeur, sans suer à grosses gouttes. Le concept Steffi Graf La top-forme en trente minutes
90% des femmes de plus de trente-cinq ans ne font pas assez de sport. Partant de ce chiffre, Steffi Graf, ex-championne de tennis et femme d’André Agassi, s’est lancée sur le marché du fitness en créant son propre concept: Mrs. Sporty (Madame Sportive).
Public cible: toutes les femmes mais surtout celles qui n’ont plus vingt ans, qui ont des kilos en trop et peu de temps à consacrer au sport. La demande est grande puisque, en quatre ans, cent quatre-vingts centres Mrs. Sporty, basés sur un système de franchise, se sont ouverts à travers l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse (deux en Suisse allemande).
Le concept est simple: il s’agit d’un circuit de trente minutes comprenant huit machines (sans poids), un step et un tapis. Les femmes changent de poste toutes les quarante secondes. Elles travaillent toutes en cercle, sous le regard des autres et d’une monitrice.
A raison de trois séances par semaine et de conseils alimentaires compris dans l’abonnement, Steffi Graf promet la forme à toutes les oubliées du sport.
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