Consensus Il disait: La recherche de compromis est un «lupanar douillet». «Comme parti gouvernemental, nous montrons trop d’égards. Nous devrions être plus incisifs et radicaux.» «Tant que j’utilise le terme “nègre”, la caméra reste braquée sur moi.»
Il dit: «Au Conseil fédéral, je défendrai la politique de l’UDC. Je ne vais pas soudain modifier mes vues.» Mais il ajoute: «Mon rôle sera de créer un pont entre l’UDC et le gouvernement. Je pense que je saurai travailler avec les autres pour chercher ensemble des solutions.»
Samuel Schmid et Eveline Widmer-Schlumpf Il disait: «C’est comme avec l’appendice. Lorsqu’il y a un problème, il faut l’enlever avant qu’il n’éclate.» Samuel Schmid est «cliniquement mort». C’est «un demi-conseiller fédéral». Eveline Widmer-Schlumpf est «une traîtresse».
Il dit: «Je n’ai pas besoin de me réconcilier avec Eveline Widmer-Schlumpf. Elle sait – comme tous ceux qui font de la politique depuis longtemps – qu’on joue différents rôles selon les situations. Je pense que nous travaillerions très bien ensemble.» «Je dois encore prouver que je suis vraiment meilleur que Samuel Schmid.»
L’armée Il disait: «L’UDC doit refuser tous les crédits pour l’armée tant qu’un débat de fond n’aura pas été mené sur son rôle. Voulons-nous qu’elle défende notre pays de façon autonome ou qu’elle intègre l’OTAN?» Muni de cet argument, il refuse le Programme d’armement 2008 et s’oppose à l’achat de nouveaux avions de combat. Sur l’interopérabilité: «Cette soi-disant coopération ne sert que les intérêts des grandes puissances, qui cherchent à embrigader les petits Etats dans des exercices et expéditions à l’étranger ou à les exploiter pour des missions d’aide.
Croire qu’une armée étrangère viendrait nous secourir en cas de besoin est une dangereuse illusion. En temps de guerre et de crise, c’est chacun pour soi.» Pour lui, on peut supprimer la fonction de chef de l’armée: «En temps de paix, on n’en a pas besoin.» Sur les engagements à l’étranger: «L’armée doit se contenter de défendre le territoire suisse et la neutralité, et n’intervenir que de manière subsidiaire lors de catastrophes.» Enfin: «La garde avec l’arme chargée ne pose aucun problème. C’est un bon élément de formation.»
Il dit: «Nous avons la meilleure armée du monde. Chacun devrait se réjouir de pouvoir la servir.» «Il y a des positions du budget de l’armée qui peuvent encore croître. Les coûts administratifs devraient être revus à la baisse, ceux de la logistique à la hausse.» Il soutiendra le programme d’armement 2008 lors de la session de décembre et ne s’oppose plus aux avions de combat: «Nous en avons besoin car nous devons remplacer les anciens. Ils sont nécessaires à l’armée.»
Minarets Il disait: «Je ne suis pas entièrement satisfait avec ce projet.» Il se dit sceptique quant à la possibilité «de le traduire de façon raisonnable dans la Constitution». Il juge toutefois que l’initiative pourrait «amener de nouveaux électeurs à l’UDC» et appartient au comité de soutien à l’initiative.
Libre circulation Il disait: «Je préférerais voir tout l’édifice des bilatérales s’effondrer que de prendre la responsabilité des conséquences néfastes qui résulteraient d’un “oui” à la libre circulation.» C’était en 2005, juste avant la première votation sur ce sujet. Au début de l’année, il affirmait: «Nous ne sommes pas opposés à la libre circulation en tant que telle, mais conditionnons notre soutien à certains points: l’UE doit renoncer à sa pression fiscale, le délai de transition doit être prolongé et nous devons conclure des accords de réadmission pour les étrangers criminels ou séjournant illégalement en Suisse.» Faute d’obtenir satisfaction, l’UDC doit saisir le référendum. Elle finira par y renoncer, puis par prôner quand même le «non» pour la votation du 8 février 2009.
Il dit: «Ce serait plus agréable pour moi si je pouvais me taire sur ce thème. Mais si le Conseil fédéral décide que je dois me saisir de ce dossier, je le ferai.» Il soutient l’abstention lors du vote.
Les femmes Il disait: «Les femmes et la protection de l’environnement n’engendrent que des coûts.» «Je ne dis pas que les femmes doivent retourner aux fourneaux, mais lorsqu’on fait un enfant, on doit en assumer la responsabilité. Celle-ci ne peut pas être tout simplement déléguée à la crèche ou à la maman de jour. Je trouve faux qu’une femme travaille et que l’Etat doive s’occuper de ses enfants.» «Une femme qui renonce à une part de revenu ou à sa carrière professionnelle au profit de ses enfants et de son ménage doit être valorisée socialement.» «Seule une femme peut apporter à l’enfant la chaleur dont il a besoin.»
Il dit: Interrogé sur la possibilité de mettre une femme à la tête de l’armée: «Oui, mais aucune n’est suffisamment qualifiée actuellement.»
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