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Côté emploi, le Seco prévoit une certaine stabilisation du chômage. Son taux devrait avoisiner les 4,3% en 2010 et diminuer à 4,2% en 2011. Sur le long terme, il faudrait une reprise plus soutenue pour que le marché du travail réagisse de manière importante et que le taux de chômage régresse. Parmi les conditions requises, il faut notamment que la croissance soit élevée chez nos partenaires commerciaux que sont les Etats-Unis et l’Union européenne. Autrement dit: même si la croissance est de retour, celui du plein emploi va encore se faire attendre. Claudio Sfreddo: «La baisse du chômage à laquelle on pourrait s’attendre à la fin de l’année risque d’être très lente. Avec une estimation du taux de croissance du PIB suisse de 1,5% en 2010, il n’y a pas encore d’impact sur le taux de chômage.»
OLIVIER POTAVIN, DIRECTEUR DE MEAS SUISSE SA
Les résultats au 1er trimestre de cette année sont revenus au niveau d’avant la crise. Nous avons l’avantage, avec les instruments de mesure, de ne pas dépendre d’un seul marché. Nos carnets de commandes sont favorables. Nous avons saisi l’occasion de la crise pour développer des nouveaux produits. Nous avons commencé très vite par instaurer un chômage partiel pour pallier la baisse d’activité. En septembre, nous sommes sortis de ce système et, à présent, on réembauche des opérateurs et des ingénieurs. L’avenir? Il existe encore des incertitudes pour les trois prochains mois. On se demande si l’activité redémarre ou si les entreprises stockent. Le 2e trimestre va clarifier la situation et attester ou non d’une reprise.» PM
SYLVAIN KÜNZI, DIRECTEUR DES RH, AL CAN AL UMINIUM
Durant la crise, nous avons dû faire face à une baisse brutale tant de nos volumes de ventes, de l’ordre de 35 à 40%, que de nos marges. Nous retrouvons aujourd’hui une visibilité normale sur les carnets de commandes, laquelle nous permet de planifier la production dans de bonnes conditions. L’avenir? Les perspectives pour le 2e trimestre sont plutôt bonnes pour le secteur des tôles fortes destinées à l’industrie des machines. Dans le secteur des profilés, la situation reste plus difficile. Pour la suite, les commandes doivent encore être confirmées. Si les volumes sont de retour, le problème actuel demeure les marges. Nous sommes directement affectés par les variations des prix des métaux et du cours des changes, en particulier celui de l’euro.» PM
FRÉDÉRIC ALEMAN, DIRECTEUR GROUPE GEORGES DENTAN
Le Groupe Georges Dentan, spécialiste de l’étanchéité, n’a pas souffert de la crise en 2009. Je pensais que les activités allaient ralentir en 2010, ce n’est pas le cas. Les taux hypothécaires historiquement bas ne devraient pas grimper dans les mois à venir. Cette situation demeure favorable à la construction pour les particuliers. Je crois que, plus un environnement économique est dur, plus nous devons miser sur le capital humain. «Nous sommes tous importants.» C’est ce que je souligne aux 220 collaborateurs du groupe qui ont besoin d’être reconnus dans leurs compétences et leur talent, de l’étancheur au directeur de chaque site. Je veille à ce que chaque société se sente solidaire de l’ensemble, tout en gardant son originalité.» PLB
Tags: Reprise économique, emploi, conjucture, économie romande,
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