Avec son premier album, le groupe veveysan parvient à transposer sur disque son incroyable énergie scénique. Et livre un cocktail explosif et électrique.
ELECTRO-ROCK Parmi les nombreux groupes suisses qui se sont imposés ces dernières années, Solange la frange est sans doute le plus atypique. Le duo créé en 2005 par Tristan Basso et Julie Hugo s’est d’abord illustré dans le design, avant de se muer en irrésistible machine à danser pour des DJ sets suffocants.
Ce n’est que dans un second temps que Solange la frange est devenu un groupe, alignant concerts et compositions personnelles. Héritiers de la scène electro-clash, les Veveysans ont intégré des éléments rock dans leur musique, notamment avec l’arrivée du bassiste Luca Manco. Et ont roulé leurs bosses sur les scènes de Suisse et d’Europe avant d’oser le grand saut et livrer un premier album, succédant au mini-album Reykjavik (2007).
Enregistrées entre Vevey et Bristol, les douze chansons qui composent ce disque témoignent à la fois du chemin parcouru par le groupe et de la formidable énergie déployée sur scène. Musclé et bigarré, le cocktail electro-rock de Solange la frange fait vrombir les machines comme les basses et les guitares. Surtout, il n’oublie jamais la force des mélodies.
De l’entêtant Elektrik City au remuant President, en passant par le sautillant Wakawak, le trio passe en revue une large palette sonique, entre dancefloors et clubs électriques. A ce canevas impeccable s’ajoute le chant élastique de Julie Hugo, aussi à l’aise dans les poses apathiques que dans les cris abrasifs, jusqu’à évoquer une créature étrange entre Katerine et PJ Harvey (You Broke My Heart Baby). Et faire de ce premier album une réussite à la hauteur des attentes.
Delémont. SAS. Ve 19, 22 h.
Lausanne. Cinéma Atlantic. Je 25, 21 h.
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