La capitale britannique, haut lieu de la mode, est la ville européenne par excellence où les soldes sont rois. Longtemps à la première place dans le top 10 des villes les plus chères du monde, elle est devenue intéressante pour les Suisses. Depuis plusieurs mois en effet, la livre sterling dégringole – à la fin de décembre, elle s’échangeait au même taux que la devise européenne, soit à 1 fr. 50. Historique! Les Helvètes ont profité de l’aubaine et pris d’assaut la capitale britannique. L’aéroport international de Genève Cointrin (AIG) n’avait d’ailleurs pas vu une telle affluence pendant les Fêtes depuis longtemps: «C’est une période traditionnellement chargée, explique Robert Deillon, directeur général de l’AIG. Mais cette année, l’affluence a été maximale.» De quoi permettre à l’aéroport d’inscrire un nouveau record du trafic de passagers en 2008: «Plus de 11 millions, jubile le directeur général, dont 3 millions uniquement pour la Grande-Bretagne et 2 millions rien que pour Londres.»
Gros rabais. Outre son taux de change favorable, Londres a pour particularité de pratiquer des rabais très favorables durant les soldes. Dès le 26 décembre et jusqu’à la fin janvier, les enseignes de la place pratiquent une baisse de 50% au minimum. Un taux revu graduellement à la baisse au cours du mois de janvier et qui peut atteindre les 80%, voire 90%. Une véritable aubaine pour les shoppeurs, d’autant plus que l’offre est bien plus vaste qu’en Suisse. De retour de huit jours de shopping effréné, Véra* a le sourire. Habituée des soldes outre-Manche, la jeune femme n’a pourtant jamais réalisé de telles affaires et dépensé autant d’argent: «1500 francs rien qu’en shopping!» En Suisse, elle aurait grillé trois fois plus. Son vice? Les sacs à main de luxe, Miu Miu, Prada, Vuitton, Chanel, Celine et Dior entre autres. Chez nous, les grandes marques n’ont pas pour habitude de brader leurs stocks – question d’image. Un tel objet coûterait donc entre 1300 et 1500 francs. A Londres, Véra a pu se l’offrir pour 700 francs. Dans la foulée, la jeune femme s’est offert une robe Paul Smith pour 60 francs au lieu de... 375. Dans cette foire aux bonnes affaires, les marques du milieu de gamme ne sont pas en reste. Chez Zara, Benetton, Gap ou H&M, les rabais vont même jusqu’à 90% sur tous les articles, pour autant qu’on arrive à temps: «Tout est pris d’assaut très très vite», reconnaît-elle.
Rentable ou pas? Si l’on compte les frais d’hôtel, d’avion et de repas, est-il vraiment rentable de s’envoler pour Londres? La réponse est «oui, oui et encore oui», selon Véra. La compagnie à bas prix easyJet a d’ailleurs flairé la bonne affaire. Jusqu’au mois de mai, elle propose des réductions (jusqu’à 30%) sur ses vols. Mieux, prochainement elle offrira un combo vol-hôtel à prix réduit. Ceux qui hésiteraient encore, faute de temps et d’argent, peuvent toujours profiter des bonnes affaires anglaises. Comment? En achetant en ligne. Les sites internet des marques pratiquent, là aussi, des rabais alléchants. *Prénom d’emprunt.
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