Depuis que les montres ont quitté les poches pour les poignets, les horlogers n’ont eu de cesse d’en améliorer les performances «sousmarines», afin alors de satisfaire leurs clients militaires: sous-mariniers et plongeurs notamment. C’est en 1926, avec l’invention de la couronne vissée par Hans Wilsdorf, fondateur de Rolex, que naquit la première montre véritablement étanche. Mais c’est au sortir de la Seconde Guerre mondiale que les montres de plongée ont conquis leurs lettres de noblesse en même temps que la plongée tant sportive, professionnelle que de loisirs se démocratisait. Les années 1950 et 1960 furent fécondes, chaque marque se devant dès lors d’offrir sa montre de plongée. Cette chronique ne suffisant pas à lister tous les modèles, passés, présents, mythiques ou relookés, on rappellera que devenue objet culte, même si désormais dépassée par les performants ordinateurs de poignet, la montre de plongée reste un créneau commercial et identitaire important. Et nombre de marques d’afficher des records d’étanchéité (au-delà quelquefois des 1000 mètres) qu’aucun plongeur n’atteindra pourtant jamais. En tout cas pas avec une montre au poignet... Officiellement, pour être «estampillées» montres de plongée, celles-ci doivent satisfaire à la norme NIHS 92-11 (ISO 6425) ayant trait notamment à la luminosité, la résistance aux chocs, aux champs magnétiques ou à la solidité de leur bracelet. En termes d’étanchéité, elles doivent au minimum résister à une plongée à 100 mètres et offrir un système de contrôle du temps, en général via une lunette tournante unidirectionnelle; mais certains modèles d’aller plus loin en proposant une soupape pour éliminer l’hélium, un profondimètre, un indicateur des paliers de décompression ou même une alarme annonçant le moment de la remontée.
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