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Quel est le principal problème que pose la voie bilatérale?
Notre souveraineté s’y érode de plus en plus. Pour la Suisse, le danger est qu’elle devienne aux yeux de l’UE une forme de «pays allié», ce statut qu’avaient certaines villes par rapport aux cantons suisses sous l’Ancien Régime. Au XXIe siècle, c’est indigne d’une démocratie comme la nôtre.
L’UE a une balance commerciale favorable de 15 milliards d’euros avec la Suisse. Cela ne devrait-il pas l’inciter à négocier de nouveaux accords avec nous?
Ce sera toujours possible dans les domaines où les intérêts sont réciproques, grâce à la position géographique de la Suisse au cœur du continent, qui nous privilégie par rapport à des pays plus périphériques. Mais l’UE est déçue de constater que la Suisse profite de la paix en Europe sans vouloir participer à la construction de l’Union sur le plan institutionnel. C’est d’ailleurs un grand paradoxe. Les Suisses sont très eurosceptiques, alors que, en fait, le fonctionnement de l’UE est comme calqué sur le modèle suisse.
Le président du PLR Fulvio Pelli pense exactement le contraire (voir L’Hebdo du 5 août 2010)!
Il est pourtant indéniable qu’il existe de nombreux parallèles entre l’UE et la Suisse. Au XIXe siècle, la Suisse a été la première république en Europe en devenant un Etat fédéral multiculturel parlant quatre langues. Comme pour l’UE, son gouvernement est collectif, et non présidentiel comme en France ou aux Etats-Unis. A Bruxelles, les petits pays ont un poids bien supérieur à leur taille, tout comme les petits cantons ont leur mot à dire à Berne. De plus, l’UE partage la même culture du consensus que la Suisse. N’oublions pas que, voici 50 ans, les fondateurs de la Communauté européenne se sont inspirés du modèle suisse!
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