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Split, Skopje, Kiev, Tallinn. . .

Mis en ligne le 15.06.2006 à 00:00

L'Hebdo a fait le tour des capitales encore inexplorées, et propose ses nouvelles destinations pour cet été. Philiphe Vignon, directeur commercial d'easyJet, annonce pourtant la fin du low-cost.

L'Hebdo; 2006-06-15

Les nouvelles destinations du low-cost Split, Skopje, Kiev, Tallinn...

L'Hebdo a fait le tour des capitales encore inexplorées, et propose ses nouvelles destinations pour cet été. Philiphe Vignon, directeur commercial d'easyJet, annonce pourtant la fin du low-cost.

Il fut un temps où monter à bord d'un bateau de la CGN pour traverser le Léman était un voyage: que Diable, Evian ou Yvoire, c'était déjà la France. L'étranger, avec son solennel cérémonial de la douane. Assez vite cependant, Paris, Rome, Milan ou Bruxelles sont devenues des destinations familières. On n'y allait pas encore comme on prend le bus pour le centre-ville, mais avec notamment l'arrivée des trains à grande vitesse, notre carte intérieure de l'Europe s'est sensiblement modifiée.

Vint ensuite l'abonnement InteRail, qui lança sur les routes du continent des générations de jeunes Italiens ou d'Espagnols à l'assaut d'Amsterdam ou de Copenhague, et des wagons de jeunes Suisses ou de Suédois en partance pour le Sud. Encore de nouvelles capitales, de nouvelles routes à inscrire dans notre horizon mental.

L'arrivée du low-cost à Genève marque incontestablement un tournant dans les rapports que les Romands entretiennent avec leur environnement géographique. Pour moins de 50 francs l'aller simple, le Portugal, l'Allemagne, l'Ecosse ou la Sardaigne nous tendent les bras. Le temps d'un week-end, on s'offre Lisbonne, Olbia, Edimbourg ou Ibiza: c'est l'Europe à portée de clic pour Monsieur et Madame Tout-le-monde.

Les Verts trouvent le low-cost scandaleusement peu écologique, les alteréconomistes jurent que le modèle n'est pas viable (ce que reconnaît volontiers easyJet, lire interview en page 58). Mais, en attendant, il fonctionne: le réseau des villes desservies par une ligne bon marché ne cesse de s'étendre - le Vieux Continent compte plus de 50 compagnies.

En jonglant avec AirBaltic, Germanwings ou d'autres plus exotiques, des journalistes de L'Hebdo ont fait le tour de nouvelles capitales, naguère trop éloignées et trop chères, désormais accessibles (lire leurs reportages et propositions en pages 50-56). Deuxième option pour ceux qui n'auraient pas dix jours à disposition: renoncer au grand tour, mais aller voir quand même pour un week-end estival le port de Split, ou arpenter les rues pentues de Lisbonne. Histoire de découvrir le visage de Belfast, de Kiev, de Tallinn ou de Skopje, ces noms sur lesquels nous avons aujourd'hui la possibilité de mettre une ville. | SA

Un dossier réalisé par Paul Ackermann, Sonia Arnal, Michel Audétat et Christophe Schenk.

Tour d'Europe en low-cost

Sept pays et une dizaine de vols en une semaine. Paul Ackermann et Christophe Schenk se sont relayés à la découverte de capitales désormais facilement accessibles. Un circuit original qui permet d'explorer le continent du nord à l'est.

Genève-Belfast

Au moment de démarrer ce tour d'Europe, il importe de choisir stratégiquement sa première destination. L'Irlande du Nord se révèle idéale, easyJet offrant à la fois un horaire de départ matinal et une possibilité d'embrayer ensuite pour l'Ecosse. Ville portuaire et industrielle, Belfast n'a pas le charme d'autres capitales européennes. Dédié au shopping, son centre-ville en fait un petit Londres, mais en moins attractif.

C'est seulement en m'éloignant vers les faubourgs que je trouve un vrai dépaysement. Traverser les quartiers protestants ou catholiques évoque le conflit qui a déchiré la ville. Les fresques sur les murs révèlent des positions plus variées: ici, les revendications des loyalistes face aux indépendantistes et, plus loin, la célébration... de la victoire de l'Irlande du Nord sur l'Angleterre en football.

Finalement, c'est sans regret que je gagne l'aéroport (40 minutes de bus). Voici peut-être ce que j'aurais dû faire: quitter Belfast pour le bord de mer, jusqu'à Ballycastle et Bushmills. J'aurais eu l'occasion de découvrir Giant's Causeway - la chaussée des géants - escaliers incroyables qui plongent jusqu'à la mer, que m'avait vanté mon voisin dans l'avion. | CS

Dès 40 fr.

Pratique

Bon plan

Renshaws, 75 University Street, www.renshaws.com, dès 130 fr.

Plus luxueux Malmaison, 34-38 Victoria Street, www.malmaison.com, dès 300 fr.

A voir

Giant's Causeway (à 70km au Nord de Belfast).

belfast-édimbourg

L'aéroport international de Belfast est sous étroite surveillance. Avant d'accéder enfin à ma porte d'embarquement, je dois me soumettre à 4 contrôles successifs, du passeport aux bagages. Par contre, alors que presque tous les vols du jour sont retardés, l'avion easyJet qui m'emmène à Edimbourg décolle à l'heure dite.

Après un peu moins d'une demi-heure de bus, je suis au centre-ville. Si à première vue Princes Street pourrait passer pour une énième capitale dévolue au shopping, il suffit de lever la tête pour que le paysage se transforme. Face aux devantures des magasins se dresse le château, au milieu d'un parc imposant, mélange de collines et de verdure. Ici, ancien et moderne se côtoient avec équilibre.

En poursuivant ma traversée de la ville, j'atteins le Parlement écossais, édifice à l'esthétique sculpturale et déconstruite, né de l'imagination de l'architecte catalan Enric Miralles. En face, la nature le contemple. Colline verte plantée au milieu de Holyrood Park, Arthur's Seat est un volcan en pleine ville, que l'on peut gravir pour se donner l'illusion d'être dans les Highlands. Durant mon ascension, je croise aussi bien des promeneurs du dimanche que des joggers. Une fois en haut, je suis grisé par cette impression montagnarde, quand j'aperçois au loin la ville d'un côté, la mer de l'autre. | CS

Dès 35 fr.

Pratique

Bon plan

The Clarendon Hotel, 25 Shandwick Place, www.clarendonhoteldi.co.uk, dès 120 fr.

Plus luxueux

The Witchery by the Castle, Castlehill, www.thewitchery.com, dès 700 fr. (Jack Nicholson et Pierce Brosnan sont clients de son restaurant!).

A voir

Holyrood Park.

édimbourg-Copenhague

Pas de vol direct pour Copenhague depuis l'Ecosse. Je transite donc par l'aéroport de Londres Stansted, véritable plaque tournante des destinations pour easyJet. Bien que mon timing soit serré, tout se passe pour le mieux, les horaires étant respectés à la lettre. J'atterris même avec dix minutes d'avance dans la capitale danoise.

Les nombreux vélos - chaque trottoir est pourvu d'une piste cyclable! - et les canaux donnent à Copenhague des airs d'Amsterdam. Une impression renforcée encore quand je remonte Istedgate, rue où cohabitent ateliers de jeunes créateurs et sex-shops. Mais la capitale danoise est encore plus libérale. Tivoli, sorte de parc d'attractions pour adultes et enfants, mélange ainsi Las Vegas et Luna Park, passant des carrousels aux machines à sous. Mais le meilleur exemple de cet esprit libéral est sans aucun doute Christiana. Depuis 1971, cet ancien terrain militaire est devenu une ville libre au milieu de Copenhague. La marijuana y est en vente libre et sa salle de concerts accueille les mêmes artistes que l'Usine, à Genève, ou le Fri-son de Fribourg.

Si un vent hippie souffle encore dans cette cité à part, le reste de la ville est plus «yuppie». Les prix y sont très élevés, dépassant même parfois - notamment pour les hôtels - ceux pratiqués en Suisse. Ce qui ne devrait pas être le cas de Riga, destination suivante de ce voyage, accessible directement depuis Copenhague grâce à Air Baltic. | CS

Dès 110 fr.

Pratique

Bon plan

Hotel Fox, Jarmers Plads 3, www.hotelfox.dk, dès 200 fr. (chaque chambre est une création artistique unique).

Plus luxueux

Hotel d'Angleterre, Kongens Nytorv 34, www.remmen.dk/dangleterre, dès 500 fr.

A voir

Christiana.

copenhague-riga

En arrivant par les airs dans la capitale lettone, je découvre les énormes forêts et les dizaines de kilomètres de plages qui l'entourent, comme à Jurmala, une des stations balnéaires les plus séduisantes d'Europe de l'Est. Mais en parcourant les 8 kilomètres qui séparent l'aéroport de la ville, le pays n'est plus sauvage.

Les centres commerciaux à l'américaine grandissent et, au coeur de la vieille ville, les enseignes et autres néons multicolores fleurissent au son de la techno bon marché. Cependant, j'y trouve à la fois des perles d'art nouveau et des vestiges soviétiques, opéras et avenues dont la largeur contraste avec l'étroitesse des ruelles de la vieille ville.

Il est déjà temps de m'envoler vers la prochaine étape: Tallin. Le dernier passager à peine embarqué, l'avion à hélices d'Air Baltic décolle. Une heure de vol. La douane est franchie en un clin d'oeil, puis c'est taxi ou bus pour quelques minutes. Simple, rapide, sans formalités. Un voyage en avion n'a jamais autant ressemblé à un InterRail. | PA

Dès 150 fr.

Pratique

Bon plan

Viktorija, A Caka iela 55 (dans un joli bâtiment art nouveau), www.hotel-viktorija.lv, dès 60 fr.

Plus luxueux

Grand Palace Hotel, Pils iela 12, grandpalace@schlosse-hotels.com, dès 260 fr.

A voir

La cathédrale.

Riga-Tallinn

Le principal aéroport d'Estonie est minuscule. Il faut dire que la capitale du pays n'est pas plus peuplée que Genève. Autre conséquence de sa petite taille, l'aéroport est à 3 kilomètres seulement du centre-ville. Le bus 2 y mène rapidement pour 2 francs, et même 1 franc si vous avez la chance de tomber sur un chauffeur qui sort des tickets-surprises de son paquet de cigarettes.

La merveilleuse vieille ville, classée à l'Unesco, comme celle de Riga, est un panachage de bars à la mode et de restaurants traditionnels jouant sur l'ambiance médiévale du quartier. Le tout dans de très vieilles demeures fraîchement repeintes que Joan, une touriste américaine blonde et bruyante, appelle des «maisons de poupée».

Il est vrai que dans ce centre historique tout est particulièrement lisse. Les ruelles quasi vides, les musées, les églises ou les boutiques d'antiquités donnent une impression de calme absolu. Seuls les bars sont animés par les fêtards. Rien d'étonnant, il est 21 h 30. Ici, en juin, le soleil se couche un peu à minuit et se relève franchement à 4 heures du matin.

De l'autre côté des remparts, vers le port, s'étend une forêt de grues. Des gratte-ciels sortent de terre, comme les discothèques (le Terrarium est l'une des plus populaires), les centres commerciaux et les casinos kitch. Pour pouvoir pleinement apprécier la mer, je m'éloigne des gigantesques ferries, et me dirige vers Pirita. Une plage très «baltique» (comprendre pins et corbeaux) mais attirante avec son sable fin. |

PA

Dès 120 fr.

Pratique

Bon plan

Villa Hortensia, Vene tänav 6, 80 fr. l'appartement, +3726418017.

Plus luxueux

Olevi residents, Olevimägi tänav 4, de 110 à 350 fr la nuit, www.olevi.ee.

A voir

La place centrale et son hôtel de ville.

Tallinn-Kiev

Pour se rendre dans la capitale ukrainienne depuis Tallinn, Air Baltic me redirige vers Estonian Air. Conséquence de ce partage d'horaire, il me faudra récolter mon billet d'une manière ou d'une autre, mais pas par e-mail. En plus, le principal aéroport ukrainien est loin du centre (35km).

Mais Kiev vaut le détour. Une fois passé les douaniers tatillons en uniforme ringard, les taxis arnaqueurs («taximafia», plaisante une ukrainienne), les gigantesques banlieues déprimantes et les inscriptions cyrilliques, le dépaysement se fait plaisant. Cette fois, je suis vraiment à l'Est. La grandiloquence soviétique des avenues et des bâtiments qui les bordent persiste, malgré les imposants panneaux publicitaires. Les énormes «complexes» orthodoxes brillent de tout l'or qui orne leurs coupoles et de tout le passé qu'ils traînent avec eux. Il ne faut pour rien au monde manquer les 1000 années d'histoire de la Cathédrale Sainte-Sophia et les 28 hectares du monastère Kyiv-Pechersk Lavra. Kiev serait à l'origine de la civilisation slave, elle en est en tout cas une illustration captivante.

Le voyage pour Split se fera via Riga et Berlin avec, cerise sur le gâteau, un changement d'aéroport et une nuit d'hôtel dans la capitale allemande. | PA

Dès 160 fr.

Pratique

Bon plan

St Petersburg Hotel, bulvar Tarasa Shevchenka 4, s-peter@i.kiev.ua Dès 120 fr. la double.

Plus luxueux

Hotel Ukraina, vulitsa Instytutska 4 (l'exemple même d'architecture communiste), www.ukraine-hotel.kiev.ua. Dès 526 fr. la double.

A voir

Le monastère Kyiv-Pechersk.

kiev-split

Au départ de Berlin- Schönefeld, on remarque à quel point la ville est devenue un hub pour les low-cost grâce à Air Berlin, easyJet, Ryan Air et Germanwings, la compagnie qui nous emmène à Split.

En survolant la Croatie, on aperçoit vite ses principaux arguments: une multitude d'îles paradisiaques au milieu du bleu très clair de l'Adriatique. Depuis l'aéroport, je prends le bus qui me mène juste devant le guichet des lignes de ferries, situé derrière le palais de Dioclétien. J'y achète un billet direct pour le village de Hvar, sur la magnifique île du même nom. Et en attendant le «catamaran», je visite Split. Si la ville est plutôt industrielle, son centre historique vaut le détour.

Quand je débarque à Hvar, les délices aperçus depuis le hublot se confirment. Vieux villages médiévaux en pierres apparentes, odeurs de fines herbes et d'oliviers, plages rocailleuses et l'eau la plus transparente à travers laquelle il soit donné d'observer des poissons et des oursins. Le port du village lui-même est une succession de bars et de restaurants animés. Le tout dans le lieu le plus ensoleillé de l'Adriatique, paraît-il... paradisiaque, sauf qu'aujourd'hui, il pleut. Comme à Genève où je retourne, encore une fois via Berlin (dès 80 fr.). | PA

Dès 360 fr.

Pratique

Bon plan

Les appartements privés, Mengola Travel +385(0)21742 099, mengola-hvar@st.htnet.hr

Tarifs variables selon la saison.

Plus luxueux

Hotel Palace, +385(0)21 741966 ou +385(0)21 750 750. Dès 150 fr. la double.

A voir

Hvar.

Le parcours tel que nous aurions aimé le faire... ...et tel que nous l'avons fait Notre tour d'europe en low-cost

Si beaucoup de destinations sont couvertes par les compagnies low-cost, tous les trajets ne sont pas possibles en vol direct. Il faut donc dans de nombreux cas repasser par Londres ou Berlin, les 2 hubs actuels du low-cost.

Genève / Belfast easyJet dès 40 fr.

Belfast / Edimbourg easyJet dès 35 fr.

Edimbourg / Londres easyJet dès 50 fr.

Londres / Copenhague easyJet dès 60 fr.

Copenhague / Riga Air Baltic dès 150 fr.

Riga / Tallinn Air Baltic dès 120 fr.

Tallinn / Kiev Estonian Air dès 160 fr.

Kiev / Riga Air Baltic dès 130 fr.

Riga / Berlin Air Baltic dès 190 fr.

Berlin / Split German Wings dès 40 fr.

Split / Berlin German Wings dès 40 fr.

Berlin / Genève easyJet dès 40 fr.

Quatre villes à découvrir cet été

Envie de découvrir de nouvelles capitales? Les compagnies low-cost offrent régulièrement de nouvelles destinations, très touristiques, comme Olbia (Sardaigne), ou plus exotiques, comme Skopje. L'Hebdo est allé voir ces villes aujourd'hui abordables le temps d'un week end.

Skopje Macédoine

L'aéroport, une modeste bâtisse décrépite, annonce assez bien la tristesse lépreuse de la capitale macédonienne que l'on découvre 25 kilomètres plus loin. Avenues blêmes. Trottoirs défoncés. Hautes tours locatives du titisme finissant d'où émanent, le soir venu, les lueurs jaunes d'ampoules rarement supérieures à 30 watts. Comme si toute l'électricité était dévolue à la gigantesque croix dressée à l'occasion du Millénium sur la colline dominant la ville natale de Mère Teresa et qui, la nuit, brille d'une clarté trop ostentatoire pour être tout à fait honnête.

Pour échapper à la dépression touristique, il faut emprunter le pont de pierre qui enjambe le Vardar et donne sur la vieille ville. Revient en mémoire la fameuse scène du Nosferatu de Murnau: «Lorsqu'il eut franchi le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre.»

Un autre monde surgit alors entre ces ruelles de l'Europe ottomane. Maisons basses et boutiques minuscules, bijoutiers et confiseurs, figaros d'antan et tailleurs assis devant des Singer antédiluviennes, tout cela compose un délicieux univers d'allure lilliputienne sur lequel les minarets se dressent comme des antennes. On se laisse prendre au charme de ce temps suspendu. Skopje, dont l'office du tourisme ne semble travailler qu'à temps très partiel, offre le plaisir paradoxal d'un séjour (deux jours suffisent) où le touriste n'est pas condamné à fréquenter ses semblables. | MA

dès 280 fr.

Pratique

Vol

Helvetic.com. Départ de Zurich le me, ve, sa et di à 6 h 50. Retour le me, ve, sa et di à 9 h 50.

Bon plan

Un peu excentré, l'hôtel Aleksandar Palace est flambant neuf (tennis, jacuzzi, etc.). On peut négocier une chambre pour 90 euros.

Lisbonne portugal

Ce qui frappe dans la capitale portugaise, c'est sa jeunesse. Pour s'en convaincre, il suffit de s'aventurer dans le quartier du Bairro Alto, notamment la Rua do Norte qui déborde de boutiques et d'ateliers de jeunes créateurs. Mais la ville impressionne aussi par sa beauté et ses constructions historiques. Les innombrables ruelles pavées sont une invitation à l'errance.

En s'éloignant un peu du centre, on peut encore découvrir le quartier de Belém sur les bords du Tage et le superbe monastère des Jerónimos.

Et si l'on a le temps, il vaut la peine de s'aventurer hors de Lisbonne. A l'ouest, on découvrira ainsi Sintra, vieille ville classée au patrimoine de l'Unesco. La visite de la Quinta da Regaleira s'impose, parc étonnant, entre monuments et symboles maçonniques. Et si l'on préfère le soleil et le farniente, on optera pour l'est, jusqu'à la plage de Cascais, sur les bords de l'océan Atlantique.

dès 59 fr. 95

Pratique

Vol

easyJet au départ de Genève 1 fois par jour à 17 h 30. Dès 120 francs

aller-retour.

Bon plan Pensão Londres, rua Dom Pedro V, www.pensaolondres. com.pt, dès 70 francs (en haut du Bairro Alto, bruyant mais vivant!)

Olbia Sardaigne

Au moins, on ne perd pas de temps en trajet depuis l'aéroport. En taxi, cinq minutes suffisent pour rejoindre le coeur d'Olbia, et il n'en faut guère plus pour en faire le tour. Barrée par un pont routier de béton, la baie ne retient pas longtemps l'attention. On visite rapidement le centre de la ville, petites maisons jaunes ou rouges, pour l'essentiel de construction récente, où se dénichent cependant des terrasses agréables et baignées de langueur méditerranéenne. L'Eglise San Simplicio, de style roman, dont les parties les plus anciennes remontent au XIe siècle, mérite certes une halte un peu prolongée. Mais le véritable intérêt d'Olbia vient surtout de sa proximité avec la côte Smeralda.

Quelques kilomètres de route et on se retrouve dans un paysage déchiqueté, avec ses hautes falaises, ses criques, ses plages de sable fin et ses beautés édéniques qui, depuis les années 60, attirent un tourisme haut de gamme. | MA

dès 49 fr. 95

Pratique

Vol

Helvetic.com, départ de Zurich le ma (13 h 05), sa (12 h 25) et di (07 h 45). Retour le ma (15 h 10), sa (14 h 45) et di (09 h 55).

Bon plan

Hôtel Terranova (via Garibaldi 3), coquet, entre deux ruelles charmantes. Chambres à 60 euros.

Valence Espagne

Il y a deux Valence. Celle du centre-ville, historique et grouillante, à environ 2 kilomètres de la mer. On y trouve de magnifiques bâtiments évoquant l'art nouveau et le classicisme, une population plus qu'amicale et des boutiques de mode à craquer. Le tout baignant dans un mélange d'histoire et de modernité qu'illustre parfaitement la Place du Marché (Mercado Colón), une ancienne halle magnifiquement rénovée abritant un centre commercial convivial et des restaurants design comme le Bamboo.

Mais il y aussi la Valence du bord de mer, avec sa longue plage qui rappelle Copacabana et, désormais, le port de la Coupe de l'America, en grande partie ouvert au public et très animé en période de compétition. On apprécie tout particulièrement la base de Luna Rossa conçue par Renzo Piano et le building des organisateurs de la coupe, une sorte d'écho carré au Musée Guggenheim de New York.

Entre ces deux parties de la ville, un long parc public remplace désormais le fleuve asséché. C'est là, plutôt du côté mer, que l'on trouve l'éblouissante Cité des sciences et des arts, imaginée par l'architecte star Santiago Calatrava. C'est là aussi que l'on peut visiter l'un des aquariums les plus impressionnants d'Europe.

Pour y aller, Flybaboo est la compagnie la plus pratique au départ de Genève, mais elle ne vole que le mercredi et le samedi. | PA

dès 198 fr.

Pratique

Vol

Flybaboo, départ de Genève le me (11 h 10) et sa (17 h 20). Retour le me (16 h 40) et le sa (20 h 20).

Bon plan

Hôtel Vincci Lys **** Tél: +34 963 509 550

vinccihoteles.com

Hôtel chic idéalement placé dans une rue piétonne en plein centre, près de la place de la Mairie. Spa à disposition. Chambre simple et double: de 100 à 240 euros (+TVA de 7%).

«Ceux qui prédisent la fin du low-cost ont raison»

Philippe Vignon Le directeur commercial d'easyJet explique quels sont les principes qui régissent le monde des vols bon marché.

Vous avez commencé par proposer des destinations assez classiques, comme Paris ou Londres. Depuis peu, on voit apparaître des villes plus inattendues, comme Belfast ou Alicante. Quels sont vos critères?

Pour qu'une ligne soit intéressante, il faut qu'elle génère un volume de passagers importants - c'est la loi du low-cost. Belfast vous surprend parce que vous avez un point de vue ethnocentré, vous pensez aux consommateurs romands et vous ne voyez pas très bien pourquoi tout d'un coup ils s'intéresseraient massivement à Nottingham ou Bristol. Mais les habitants de ces villes viennent très fréquemment en Suisse pour skier. Derrière une destination, il y a toujours des liens très précis avec Genève ou la région.

Quels types de liens?

Les gens se déplacent pour trois raisons: loisirs, affaires, visites à la famille ou aux amis. Une bonne destination doit idéalement toucher les trois groupes. Barcelone, par exemple, attire les jeunes «hype», est un lieu important pour l'économie, et intéresse les immigrés espagnols établis en Suisse romande. Mais certaines lignes marchent avec un seul groupe: Liverpool par exemple est utilisée surtout par des employés britanniques de multinationales établies dans la région lémanique, qui retournent très régulièrement chez eux.

Des journalistes de «L'Hebdo» ont fait un tour d'Europe en low-cost comme on faisait autrefois un interail. C'est faisable, mais pas toujours pratique en termes d'horaires et d'itinéraires. Travaillez-vous à développer cette façon de voyager?

Non, ce n'est pas la fonction première du low-cost, conçu pour un aller-retour. Seuls 2 à 3% de nos passagers font du «connecting».

On vous accuse de ne vendre qu'un ou deux billets au prix plancher par avion...

C'est faux. Je n'affiche un prix plancher que si 15 à 20% des voyageurs présents dans l'avion le paient effectivement. L'an passé, le prix moyen pour un billet simple était de 93 francs, taxes comprises. Le prix le plus élevé était de 395 francs pour un billet acheté le jour du départ. Mais je ne peux pas donner plus de précisions sur la structure des prix dans chaque vol, parce que les tarifs sont calculés en fonction de la vitesse à laquelle l'avion se remplit, et c'est évidemment très variable.

Nombreux sont ceux qui prédisent la fin du low-cost comme modèle économique. Qu'en pensez-vous?

Ils ont parfaitement raison: le modèle court à sa perte. Un jour ou l'autre, il faudra bien que le pétrole soit payé à son juste prix. Mais en attendant, le low-cost répond à un besoin: les gens veulent se déplacer à l'autre bout de l'Europe pour voir comment c'est, se rapprocher de plus en plus. Pour l'instant, le low-cost est en tout cas plus viable que le traditionnel. Même s'il faut s'attendre à un sérieux redimensionnement du secteur pour les prochaines années: il y a 55 compagnies en Europe actuellement, les deux leaders étant easyJet et Ryanair, avec chacune 21% de parts de marché. Au final, il en restera sans doute trois ou quatre. |

Propos recueillis par Sonia Arnal

Philippe Vignon Directeur commercial d'easyJet: «15 à 20% des passagers paient, sur chaque vol, le prix plancher.»

de genève à...

Depuis Cointrin, il est désormais possible de rallier pour trois fois rien 25 destinations, de la plus classique à la plus inattendue.

Alicante dès 49 fr. 95

Amsterdam dès 49 fr. 95

Barcelone dès 59 fr. 95

Belfast dès 39 fr. 95

Berlin dès 49 fr. 95

Bristol dès 49 fr. 95

Budapest dès 49 fr. 95

Edimbourg dès 49 fr. 95

Florence dès 148 fr. 2

Ibiza dès 49 fr. 951

Lisbonne dès 59 fr. 95

Liverpool dès 49 fr. 95

Londres Gatwick, Luton ou Stansted dès 49 fr. 95

Lugano dès 100 fr. 052

Madrid dès 59 fr. 95

Malaga dès 49 fr. 95

Newcastle dès 39 fr. 95

Nice dès 39 fr. 951

Nottingham dès 49 fr. 95

Olbia dès 49 fr. 95 1

Palma de Mallorca dès 49 fr. 95

Prague dès 118 fr.2

Saint-Tropez dès 248 fr.2

Valence dès 198 fr.2

Venise dès 148 fr.2

Toutes ces villes sont desservies

par easyJet, sauf les destinations:

1 également desservies par Flybaboo.

2 exclusivement desservies par Flybaboo.

Les prix sont indiqués pour un aller simple, taxes comprises, mais sans les frais de paiements, variables en fonction du mode choisi (carte de débit ou de crédit, etc).




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