LES FAITS
Un moment historique. Lundi 22 mars, l’Office fédéral de la statistique (OFS) et l’Office fédéral de la police (Fedpol) ont présenté la première statistique globale sur la criminalité de l’histoire suisse. Un travail qui a pris quatre ans et qui permettra d’avoir une vue plus claire de la violence dans notre pays. Mais il faudra attendre l’an prochain pour établir de véritables comparaisons même si les résultats 2009 sont dans la droite ligne de ceux des années précédentes.
LES COMMENTAIRES
En 2009, 446 500 affaires policières totalisant 676 309 infractions ont été enregistrées dans la nouvelle statistique policière suisse de la criminalité (SPC). La grande majorité (82%) des cas sont des infractions au Code pénal. Il s’agit le plus souvent de vols (247 626) et de dommages à la propriété (128 031). La NZZ remarque que «les mineurs sont surreprésentés dans la SPC, mais aussi et surtout les étrangers». Environ 36% des prévenus pour infraction au Code pénal ne sont en effet pas de nationalité suisse, alors qu’ils représentent 22% de la population résidant dans notre pays. Autant dire que cette statistique est du pain bénit pour l’UDC qui soutient l’initiative pour le renvoi des étrangers criminels. Elle sera soumise au peuple. Philippe Leuba, chef du Département de l’intérieur du canton de Vaud, le reconnaît sur la TSR tout en ajoutant néanmoins que la SPC permettra de lutter contre «les fantasmes des uns et l’angélisme des autres». Les prévenus de 10 à 18 ans (18,4%) sont également plus nombreux que leur poids réel dans la société (10,6%). En chiffres absolus, les mineurs sont le plus souvent enregistrés pour des dommages à la propriété, des vols ou des voies de fait. Bonne nouvelle néanmoins, le Blick remarque que «88% des meurtres sont élucidés dans notre pays» alors que le Nouvelliste titre: «Un meurtre par semaine en Suisse.» Globalement, les policiers trouvent les coupables dans un peu moins d’un tiers des infractions. C’est dans une bonne moyenne internationale, estiment les spécialistes.
À SUIVRE
La SPC permettra d’établir un classement informel des différentes polices cantonales et, pourquoi pas, de les pousser à collaborer pour améliorer leurs procédures. Une révolution en soi dans un pays où chaque corps de police défend son pré carré.
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