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Stop aux animaux en cage!

Mis en ligne le 26.07.2007 à 00:00

ÉCOTERRORISME - Fourreurs, ménageries, cirques, les extrémistes du Front de libération des animaux (ALF) sévissent.

L'Hebdo; 2007-07-26

Stop aux animaux en cage!

ÉCOTERRORISME - Fourreurs, ménageries, cirques, les extrémistes du Front de libération des animaux (ALF) sévissent.

Samedi, 150 manifestants se sont retrouvés devant le Cirque Knie, à Lucerne, pour réclamer «un cirque sans animaux». En mai dernier, un ou plusieurs inconnus ont forcé de nuit les cages d'un petit zoo de Magliasco (TI). Deux lynx, quatre ratons laveurs, deux vautours et un hibou royal ont pris la clé des champs. Le geste a été revendiqué sur le site Bite-Back, à West Palm Beach (Floride) par le Front de libération des animaux (ALF). Le site revendique également la casse d'une vitrine du fourreur Benjamin à Lausanne, le dimanche 1er avril: «Des vitrines d'un magasin de fourrure ont été cassées en plein jour devant des passants, et les messages assassins de bébés phoques et à bas la fourrure ont été tagués en rouge juste à côté.»

La police lausannoise a mené l'enquête et a interpellé son auteur, le même qui a écrit des graffitis sur des roulottes du Cirque Nock, deux semaines plus tard. «Je suis heureux que la police ait pris les choses au sérieux. Il est important de réaliser que ces mouvements ne s'attaquent pas qu'à la fourrure, commente le vice-président de l'association SwissFur, Ivan Benjamin, qui regroupe 40 fourreurs suisses. Ce sont aussi les boucheries, les laboratoires d'expérimentation animale et les cirques qui sont visés.» Le slogan de ces éco-terroristes, auxquels Temps présent a consacré un reportage le 19 juillet dernier, est «Jusqu'à ce que les cages soient vides!» Ménageries et zoos sont dans le collimateur. En avril dernier, le deuxième plus grand cirque de Suisse après Knie, le Cirque Nock, a été la cible d'activistes lausannois qui ont distribué des flyers aux spectateurs pour les sensibiliser «à la problématique des zèbres, lamas, chèvres, chevaux et tigres qui ont passé dix jours sur le bitume». La direction du cirque a tenté d'empêcher ces actes en faisant venir la police à plusieurs reprises, ce qui n'a fait que redoubler l'ardeur des militants. «Le jour où l'un d'eux tentera d'ouvrir la cage des fauves de Knie, on aura l'air de quoi?» s'inquiète un inspecteur de police.

A Lausanne, c'est le mouvement LausAnimaliste ATRA qui mène le bal. Sa quinzaine de militants a mis sur pied récemment des séances d'information à l'Université de Lausanne et à l'Espace autogéré de César-Roux en faisant venir le Lyonnais Yves Bonnardel, actif depuis 20 ans pour la cause animale. En février dernier, ils ont manifesté tout de noir vêtus pour la défense des poissons, n'hésitant pas à parler de «génocide»: «On en tue 55 milliards par année ou 1750 par seconde!», protestent les meneurs qui ne signent qu'avec leur prénom, à l'image de Jonathan, membre de LausAnimaliste ATRA et étudiant en sciences politiques.

Le mouvement nie être derrière la «libération» d'oiseaux rares au parc Mon-Repos en avril dernier. Si la vague d'écoterrorisme ? partie de Grande-Bretagne et des USA ? reflue aujourd'hui en Europe continentale, c'est que le monde anglo-saxon a pris des mesures sévères contre les actions violentes de ces mouvements, dont plusieurs militants sont en prison, parfois pour de longues années. Pour leurs coreligionnaires, ils deviennent alors des «prisonniers politiques»

|Olivier Grivat

Lucerne Le 21 juillet, le groupe AZOT (Action pour un cirque sans animaux) manifeste devant le cirque Knie.




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