Les discussions avec l'UDC n'ont pas été simples, "mais cela a valu la peine de leur faire confiance", a indiqué Fulvio Pelli après l'élection de Didier Burkhalter. Sa désignation constitue un choix de concordance et de stabilité, a ajouté le président du PLR.
"Je l'ai dit dès le début: mes chances étaient de 50/50. Nous sortons renforcés", a jugé Urs Schwaller, refusant tout défaitisme. "Nous estimons que tout siège libéré au Conseil fédéral à partir de maintenant doit avoir un candidat PDC", a affirmé Jacques Neyrinck.
Le président du parti Christophe Darbellay, constate que "le PLR a fait un pas de plus en direction de l'UDC". Les président du PS Christian Levrat s'est dit préoccupé par le fait que le Neuchâtelois ne soit pas un expert en politique de la santé.
L'écologie et le social ont peu été pris en compte lors de cette élection, a regretté le président des Verts Ueli Leuenberger. Didier Burkhalter n'a pas cette fibre-là, a-t-il souligné.
Quant au président de l'UDC Toni Brunner, il estime que son parti a sauvé la concordance. Il faut que le PS et le PDC se souviennent de leur comportement pour les prochaines élections au Conseil fédéral, a menacé le Saint-gallois.
L'élection montre que "l'accord implicite" entre l'UDC et le PLR pour la sauvegarde du siège libéral-radical a fonctionné, analyse le politologue Oscar Mazzoleni. Mais cela veut aussi dire que l'UDC s'attend à la réciproque.
Les milieux économiques se réjouissent de l'élection de Didier Burkhalter, a indiqué le directeur d'economiesuisse Pascal Gentinetta. "Nous espérons que M.Burkhalter restera fidèle à son credo économique et aura le courage de prendre des mesures impopulaires", a-t-il ajouté.
Avec Didier Burkhalter, le Conseil fédéral ne va pas s'améliorer ni devenir plus mauvais, a indiqué le président de l'Union syndicale suisse Paul Rechtsteiner. "Didier Burkhalter défend une politique erronée, faite de cadeaux fiscaux aux riches et de démantèlement des acquis sociaux. La même que celle du Conseil fédéral jusqu'ici."