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Suicide assisté: l'Etat pourrait s'en mêler
Le Conseil fédéral a mis en consultation - jusqu’au 1er mars - deux options de modification du Code pénal. La première met des restrictions aux activités des organisations d’aide au suicide. La deuxième interdit purement et simplement toute assistance organisée. Dans la réglementation proposée, certaines conditions devront être respectées: le candidat au suicide devra prendre sa décision après mûre réflexion et après avoir été informé des autres possibilités offertes par les soins palliatifs. Deux médecins indépendants devront en outre attester qu’il est capable de discernement et qu’il est atteint d’une maladie incurable. Le Conseil fédéral espère ainsi éviter les abus et contrôler le tourisme de la mort qui a montré les limites de la réglementation libérale prévalant en Suisse. Dignitas et Exit aident chaque année quelque 400 personnes à mourir (un tiers venant de l’étranger), une pratique approuvée par la population comme l’avaient démontré les résultats d’un sondage commandé par L’Hebdo et réalisé par l’institut M.I.S Trend de Lausanne auprès de 603 citoyens suisses en mars 2009; 75% des personnes questionnées étaient favorables au suicide assisté.
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