L’Armée suisse en perd son français
Par Daniel Audétat - Mis en ligne le 17.04.2008 à 00:00
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Ségrégation: Des manuels plus traduits. Des Romands retirés des unités de feu. Le prix du fédéralisme devient trop lourd pour les troupes spécialisées. Par Daniel Audétat.
Okay, ils sont Romands. Mais ils ne sont pas antimilitaristes pour autant. En fait, ils sont même sergents. Et ils tiennent à poser une question qui les travaille: «Bientôt, quelle place restera-t-il à la langue française au sein de l’armée?» Grande question, qui touche au lien confédéral du pays. Contrainte aux économies et à la rationalisation, l’Armée ne se résout-elle pas à des accommodements avec le principe du multilinguisme? Sergents, ils le sont devenus dans le cadre des remaniements structurels d’Armée XXI. Fini les corps d’armée territoriaux, les régiments cantonaux, homogènes du point de vue linguistique. Désormais, les grandes forces sont terrestres ou aériennes.
Tags: Armée Suisse, français, allemand, Romands, militaire, Langues, linguisiques,
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