Tamedia s'offre Edipresse Suisse. Les dessous d'un rachat.
Médias. Le dernier grand éditeur romand passe en mains zurichoise. La fin d’une aventure industrielle et familiale. Une transaction qui marque aussi le début d’une nouvelle ère sous le signe d’internet. Décodages d’une solution suisse.
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L''ESSENTIEL EN TROIS POINTS |
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NAISSANCE D''UN GEANT Faute de successeur, Pierre Lamunière, patron d’Edipresse, a vendu les activités suisses d’Edipresse au groupe zurichois Tamedia. Il espère ainsi assurer leur pérennité.
IMPORTANTES ECONOMIES Le nouveau groupe couvrira l’ensemble de la Suisse: 30 millions de francs d’économies par année sont attendues. Le Matin Bleu et 20 minutes vont fusionner.
INTERNET La collaboration des deux groupes dans la plateforme immobilière Homegate a servi de détonateur aux discussions. Six mois ont été nécessaires pour trouver un accord.
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A l’échelle romande, le rachat d’Edipresse Suisse par Tamedia est un événement économique majeur. A l’échelle suisse, c’est une transaction comme il s’en déroule plusieurs chaque année. A l’échelle mondiale, le groupe qui sera issu de cette fusion sera assimilable, en regard des mastodontes européens de la branche, à une «PME». Ce sont les termes choisis par Pietro Supino, président de Tamedia. Et il a probablement raison.
C’est tout de même une grosse PME qui est en train de naître: 3700 collaborateurs et 1,25 milliard de francs de chiffre d’affaires. En Suisse, le nouveau groupe se rangerait en quatrième position, derrière PubliGroupe, la SSR et Ringier (éditeur de L’Hebdo), si on classe ces entreprises en fonction de leur chiffre d’affaires global (publicité, abonnements, vente au numéro, revenus divers). Immédiatement après l’annonce de la transaction, Pierre Lamunière, président du groupe Edipresse, est apparu comme délesté d’un poids. Mais on sentait aussi chez lui comme un mélange d’émotion, de nostalgie, de détachement et de tristesse; un ensemble de sentiments qui habitent bien des gens lorsqu’ils prennent une décision lourde de conséquences, pour leur entourage comme pour eux-mêmes. «J’entre dans ma 60e année. La vie m’a donné des privilèges, mais aussi des responsabilités», détaille l’éditeur qui est sûr «d’avoir pris la bonne décision».
Opération en deux étapes. Cette transaction est cependant liée à l’aval de la Commission de la concurrence (Comco), espérée d’ici à l’été. Un feu vert dont ne doute pas une seconde Pierre Lamunière, président du groupe Edipresse: «Je ne peux pas imaginer un refus de la Comco. Si cela devait être le cas, je ne répondrais plus de rien!» |
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INTERNET La stratégie online, décisive dans le rapprochement. Contrairement à Edipresse, Tamedia a réussi à imposer des marques nationales sur le net suisse, comme «20 minutes» ou Tilllate. Martin Kall, directeur général, détaille la stratégie online de son groupe.
Pour Martin Kall, directeur général de Tamedia, cela ne fait pas un pli: l’internet, aussi bien comme expérience commune que comme perspective future, est au centre du rapprochement des deux entités. «Notre collaboration avec Edipresse dans la plateforme immobilière Homegate, qui existe depuis 2004, a été décisive pour nous. Elle nous a montré que nous pouvions travailler efficacement avec Edipresse, même si, par ailleurs, nous sommes devenus concurrents sur le marché des quotidiens gratuits. Et puis, nous devons faire face à la même évolution des habitudes des lecteurs et des annonceurs.»
L’avenir des éditeurs se joue aujourd’hui online, où ils doivent faire face à des géants mondialisés extrêmement efficaces. Google ou Facebook, qui commercialisent des espaces publicitaires régionaux (destinés uniquement aux internautes suisses ou genevois par exemple), concurrencent en effet frontalement les médias nationaux. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: «Google est leader du marché publicitaire online suisse, avec 20% de parts de marché, ce qui représente 60 millions de francs sur un total estimé à 290 millions, constate Martin Kall. Malgré tous nos efforts, nous n’arrivons aujourd’hui qu’à 8% de parts de marché avec l’ensemble des plateformes des deux groupes.» Comment augmenter les revenus et la rentabilité des activités online face à pareils géants? «En premier lieu en faisant ce que les autres ne font pas et que nous savons faire: en mettant du journalisme sur le net. En misant sur la qualité, l’utilité et l’unicité de nos contenus éditoriaux, nous rendons nos sites incontournables, aussi bien pour les internautes que les annonceurs.»
Edipresse pourra désormais s’appuyer sur la stratégie du groupe alémanique en la matière, qui s’est révélée plus convaincante que la sienne jusqu’ici. «Au-delà de rachats de sites existants, Edipresse a eu de la peine à imposer ses produits online, constate Bruno Giussani, éminent spécialiste romand de l’internet. Il y a d’abord eu Edicom, puis l’entité Edipresse Online, toutes deux disparues, puis des atermoiements dans les blogs avec des plateformes comme Bleublog, sans que se dégage une marque forte. En face, 20 minutes s’est rapidement imposé comme un acteur leader du net suisse.» Martin Kall veut désormais tirer dans toutes les directions: «Nous rassemblons 1,8 million de lecteurs de 20 minutes chaque jour en Suisse, dans les deux langues. Or, nous ne comptons que 200 000 visiteurs sur leurs sites internet. Il y a donc un potentiel important. Nous allons continuer le développement de nos autres plateformes, notamment les annonces d’emploi, les rencontres, l’immobilier, l’automobile… Et nous avons un site communautaire, Tilllate, qui connaît un succès important et sur lequel nous misons, car il est en quelque sorte notre réponse à Facebook.»
Des questions stratégiques de base devront encore être tranchées, comme celle de savoir s’il faut accepter les Google Ads (les annonces vendues par Google) sur les sites du groupe.... «J’aurais tendance à dire non, car il faut conserver un maximum d’indépendance, mais, en même temps, Google reste un outil formidable qu’il serait dommage de négliger…» Et faudra-t-il créer une grande régie nationale pour commercialiser les espaces publicitaires de l’ensemble des sites de Tamedia? «Chez nous, chaque produit est séparé et dispose de sa propre structure de vente. C’est notre culture d’entreprise, nos employés s’identifient à leur titre, pas au «groupe Tamedia». Mais le marché nous encouragera peut-être à procéder différemment...» •Gabriel Sigrist/Largeur.com
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Tamedia compte débourser 226 millions de francs et offrir une partie de son capital pour racheter Edipresse Suisse (à l’exclusion du magazine Bilan et du pôle luxe). Une opération prévue en deux étapes: 49,9% d’ici au 1er janvier 2010, puis 0,2% d’ici au 1er janvier 2011. Les 49,9% restants seraient repris d’ici au 1er janvier 2013, Edipresse prenant alors une participation au capital de Tamedia. «Le financement des 226 millions est assuré grâce à nos liquidités actuelles, ajoutées à celles qui sont prévues pour l’année en cours», selon Pietro Supino. En cas de besoin, Tamedia pourrait boucler le financement avec le lancement d’une obligation convertible. Ce prix satisfait largement Pierre Lamunière, qui glisse à L’Hebdo: «Il représente entre 1,3 et 1,4 fois le chiffre d’affaires.» Pas si mal pour une opération menée en six mois qui, plus est, en temps de crise.
Dernier romand. Voilà pour le volet financier. Mais l’essentiel est ailleurs. Avec ce rachat, c’est la dernière grande entreprise de médias située en Suisse romande qui disparaît. Le moment est historique. Patron du groupe Edipresse, Pierre Lamunière le sait parfaitement. «Cette décision n’a pas été facile à prendre. Mais je l’ai mûrement réfléchie et je me sens donc extrêmement serein.» En vendant l’entreprise familiale, le Vaudois signe la fin du chapitre romand d’une aventure industrielle et journalistique commencée en 1762, avec la fondation de la Feuille d’Avis de Lausanne (aujourd’hui 24 heures), et continuée en 1893 avec la naissance de la Tribune de Lausanne (aujourd’hui Le Matin). Le fait que Tamedia partage une philosophie propre aux entreprises familiales et soit dirigée depuis cinq générations par la dynastie Coninx (Pietro Supino est le beau-fils de Hans Heinrich Coninx) a facilité les négociations.
Ces journaux, tout comme la Tribune de Genève ainsi que les autres titres d’Edipresse Suisse, vont naturellement continuer à paraître, mais le centre de décision de la nouvelle entité sera situé à Zurich, qui héberge désormais les trois plus importants groupes de presse suisse (Ringier, la NZZ et le futur ensemble Tamedia-Edipresse). «Ces derniers temps, nous avons constamment été approchés par des concurrents, par des groupes français, allemands et nordiques, a précisé Pierre Lamunière, mais nous avons privilégié une solution suisse. Et nous voulons maintenir un maximum de postes de travail en Suisse romande. J’ai obtenu des garanties en béton.»
L’opération se solde cependant par la disparition d’un des deux gratuits qui s’épuisent depuis trois ans dans un vain combat. Parmi les 70 emplois cumulés entre Le Matin Bleu (Edipresse) et 20 minutes (Tamedia), une vingtaine pourraient passer à la trappe. Un plan social est en préparation. En revanche, a assuré le CEO du groupe Edipresse, Tibère Adler, l’impression du futur gratuit sera effectuée au sein du Centre Edipresse de Bussigny. C’est Joseph Crisci, actuel délégué de Tamedia à 20 minutes, qui chapeautera le nouveau gratuit, Tristan Cerf (Le Matin Bleu) assumant la charge de rédacteur en chef de la version papier, et Philippe Favre (20 minutes), celle de boss de la version online. Succession impossible. Si la vente d’Edipresse Suisse à Tamedia ne représente pas vraiment une surprise, sa rapidité étonne. L’entreprise vaudoise était plutôt habituée à se hâter lentement vers ses objectifs stratégiques. Mais ses stratégies web zigzaguantes et confuses (lire ci-contre), couplées à la perte de contrôle de ses activités en Espagne et au Portugal, et ses difficultés à se redéployer sur ses terres naturelles et historiques – Pays de Vaud – ont accéléré un processus rendu presque inévitable par ce qui menace de nombreuses entreprises familiales: l’absence de successeurs.
Les maux qui frappent la plupart des médias occidentaux – lente érosion du lectorat, chutes plus brutales de la manne publicitaire – ont sans doute accéléré la prise de cette décision. La complémentarité entre les deux groupes, chacun solidement établi de part et d’autre de la Sarine, a facilité l’opération. A la fin du XXe siècle, Tamedia était surtout confiné dans la région zurichoise. L’éditeur du Tages-Anzeiger – l’équivalent zurichois de 24 heures ou de la Tribune de Genève – a abordé le XXIe siècle en bombant le torse, sous la double impulsion de Pietro Supino (43 ans) et de Martin Kall (48 ans), un Allemand qui, jusqu’à aujourd’hui, a accompli un parcours sans faute (lire en page 21). En mai 2007, Tamedia avait déjà commencé à acquérir une stature nationale en contrôlant complètement Espace Media Group, éditeur de la Berner Zeitung et du Bund, propriété de la famille patricienne bernoise Graffenried.
Sortie de la Bourse? En Suisse, ce sont des familles qui ont longtemps contrôlé les groupes de presse régionaux. Le fait de partager une même vision du monde, orientée sur le long terme, a facilité ces rapprochements. Edipresse et Tamedia sont aussi tous deux cotés en Bourse, ce qui, dans ce cas d’espèce, a aussi contribué à huiler l’opération: au lieu d’argent, Tamedia pourra offrir une partie de son capital du groupe romand. |
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Martin Kall, le séducteur Parcours sans faute pour le CEO de Tamedia, un Allemand qui s’est coulé dans le moule du paysage médiatique suisse.
A la tête de Tamedia, Pietro Supino et Martin Kall se sont entendus pour se répartir les rôles. Le premier, un avocat, préside le conseil d’administration et représente la cinquième génération de la famille Coninx. Le second en est le CEO depuis sept ans. Main de fer pour contrôler les coûts, gant de velours pour séduire la concurrence, Martin Kall est un patron de presse moderne. Cet Allemand, né à Cologne il y a 48 ans, a épousé une Neuchâteloise et se rend souvent à Champéry (VS) pour s’adonner au ski. Après un solide bagage universitaire (études en histoire et en économie à Fribourg-en-Brisgau, London School of Economics, Harvard), il a assumé, avec brio, des responsabilités chez Bertelsmann (Hambourg) et Ringier, avant de rejoindre Tamedia.
De cette fusion entre Romands et Alémaniques, il en espère, dit-il, une «fertilisation mutuelle». A peine assis dans sa fonction de CEO, il va tour à tour racheter la radio locale Radio Basilisk, puis 20 Minuten (janvier 2005) avant de lancer plusieurs éditions régionales du Tages-Anzeiger. En 2006, c’est la Thurgauer Zeitung qui tombe dans l’escarcelle du groupe zurichois, puis, en mai 2007, Espace Media Groupe (Berner Zeitung, pour l’essentiel). Mais Tamedia peut aussi décider de fermer rapidement un titre, à l’exemple du newsmagazine Facts, lâché en juin 2007 après douze ans d’existence soldés par un seul exercice profitable. Pour Martin Kall, l’un des défis majeurs des médias consiste à gagner de l’argent. Son objectif? Un bénéfice brut de l’ordre de 15 à 20%, si l’environnement conjoncturel est normal. Il espère aussi que la fusion avec Edipresse permettra à la future entité d’économiser environ 30 millions de francs par an. |
Contrairement à Pierre Lamunière, qui n’a jamais caché, sinon une aversion, du moins une prise de distance avec les marchés boursiers, allant jusqu’à laisser entendre qu’une sortie de la Bourse ne serait pas pour lui déplaire, Pietro Supino est plutôt un accro de la corbeille. «Chez Tamedia, une décote n’est pas à l’ordre du jour», détaille-t-il dans le train qui le ramenait vers Zurich après l’annonce du rachat. «Tamedia est entré en Bourse le 3 octobre 2000. La cotation est intéressante pour nous: elle nous oblige à maintenir un haut niveau de transparence, elle permet d’intéresser nos cadres, elle facilite les alliances avec d’autres groupes, à l’exemple de cette opération avec Edipresse.»
L’éditeur romand va donc maigrir de moitié. Compte-t-il se défaire de ses activités à l’étranger? «Non, elles ne sont pas à vendre», répond rapidement Pierre Lamunière, avant de lâcher, en chef d’entreprise pragmatique, que «rien ne peut définitivement être exclu». Le Vaudois ne cache même pas que Ringier, très présent dans les pays de l’Est, aurait très bien pu entrer en lice «si nous avions cherché une solution pour l’ensemble du groupe». Un groupe Ringier par ailleurs partenaire, à part égales, dans le journal Le Temps.
Cette redistribution des cartes intervient à l’heure où les quotidiens rencontrent des problèmes croissants. Et cela dans le monde entier. Pas une semaine ne passe sans l’annonce d’une fermeture de quotidiens aux Etats-Unis, principalement régionaux. Dans une interview récente, l’ancien rédacteur en chef du New York Times soulignait par ailleurs la nécessité de réfléchir à de nouveaux modèles économiques, notamment le financement de la presse de qualité par le biais de fondation et du mécenat. En France, il est question que l’Etat subventionne bientôt l’abonnement aux journaux, alors qu’en Allemagne on parle d’aide étatique aux médias en difficulté. Bref, en matière de financement, les tabous tombent les uns après les autres, y compris en Suisse.
Pour sa part, Pierre Lamunière aurait sans doute voulu que les choses se passent différemment, que le flambeau puisse être passé à la génération suivante, que l’histoire continue, traverse les siècles… Mais, faute de successeurs, il s’est résolu à vendre. Une page importante se tourne dans l’histoire de la presse suisse. Une autre s’ouvre.
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UNE PRESENCE NATIONALE POUR SEDUIRE LES ANNONCEURS |
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Tamedia, la Suisse comme terrain de jeu.
Tamedia ne cesse de s’étendre en Suisse. En 2007, le groupe zurichois, dont le titre emblématique est le Tages-Anzeiger, a déboursé près de 300 millions de francs pour 80% du capital d’Espace Media (Berner Zeitung et Der Bund). Depuis 2003, il a progressivement racheté 20 Minuten avant de lancer, en 2006, 20 minutes en Suisse romande. Dans sa galaxie, on trouve aussi un dominical (SonntagsZeitung), des magazines nationaux (Schweizer Familie, Finanz und Wirtschaft...), mais aussi des médias électroniques (Tele Züri, Radio 24) et plusieurs sites internet à succès (Homegate, Newsnetz...). Le groupe emploie 2463 collaborateurs à plein temps, dont 952 journalistes. |
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Edipresse, le complément romand au groupe zurichois.
Avec la vente de ses activités suisses à Tamedia, son concurrent dans la presse gratuite et son partenaire sur l’internet (Homegate), Edipresse renonce à un siècle d’histoire. Le plus grand éditeur romand (24 heures, Tribune de Genève, les Matin Orange, Bleu et Dimanche – et, partiellement, Le Temps) participe au transfert des centres de décision vers Zurich. Premiers dégâts: la disparition d’un des deux quotidiens gratuits (suppression d’une vingtaine d’emplois). La transaction permettra au groupe d’effacer ses dettes et de disposer de moyens nouveaux pour se développer à l’étranger, où il emploie plus de la moitié de ses 3000 collaborateurs. En Suisse, Edipresse affiche un effectif de 1198 postes à plein temps (379 journalistes). |
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Géant à l''échelle suisse, nain en Europe.
Sur la base des chiffres d’affaires 2007, la nouvelle entité, avec 1,25 milliard, devrait prendre la 4e place dans le classement des grandes entreprises de médias suisses. Une hiérarchie qui pourrait être remodelée avec la récente baisse des recettes publicitaires. Avec 12 quotidiens pour un tirage total de 700 000 exemplaires, le nouveau groupe reste très loin des grands acteurs européens. |
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| Réaction de fbprivate le 01.06.2009 à 14:50 | | Pierre Lamunière vends edipresse parce-que il veux passer beaucoup plus... Pierre Lamunière vends edipresse parce-que il veux passer beaucoup plus de temps avec sa petite fiancée Irina,une jeune fille de la Russie qu'il à connu à Kiev. | |
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