Réseau
Tatjana Darany: Genève, passionnante et contradictoire
Par Geneviève Ruiz - Mis en ligne le 30.06.2010 à 16:25
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«Ces douze dernières années, ma vie a été consacrée au développement de la Fondation pour Genève. J’ai un cahier des charges de rêve: contribuer au rayonnement international de la ville.» Son bilan à la direction de cette organisation animée par plus d’une centaine de bénévoles se révèle conséquent: initiatives pour mieux faire comprendre les enjeux de la Genève internationale, développement de structures d’accueil pour les internationaux, du Club diplomatique de Genève, et de l’Observatoire lémanique, un think tank qui agit pour le positionnement international de la région. «A la Fondation pour Genève, nous relions ces réseaux entre eux. Nous faisons de la diplomatie soft: nous permettons au directeur du BIT de rencontrer celui du CERN ou de Procter & Gamble, aux Genevois de participer à des activités internationales, ou aux expatriés de se familiariser avec les us et coutumes locaux.» Ce faisant, Tatjana Darany cherche à démarquer Genève sur la scène internationale. «Nous ne sommes ni les plus rapides, ni les plus efficaces. Mais nous réunissons un ensemble unique de compétences et de valeurs, ainsi qu’une qualité de vie exceptionnelle.»
A entendre son enthousiasme, on la suppose Genevoise pure souche. Il n’en est rien: née à Fribourg d’un père tessinois et d’une mère germanophone, cette femme au regard bleu et déterminé a grandi à Genève, puis dans le canton de Vaud, avant de s’envoler au Canada et aux Etats-Unis pour y poursuivre des études de théâtre et d’économie. Tatjana Darany n’idéalise pas la cité de Calvin: «Elle est pleine de contradictions, souvent bloquée entre ouverture et provincialisme. Nous participons à l’émergence des grandes idées de ce monde, mais nous sommes incapables de régler nos problèmes de logement, de crèches et de circulation!» LARGEUR.COM
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GENÈVE «Je pourrais partir demain à l’autre bout du monde et m’adapter», estime Tatjana Darany, qui avoue ne pas avoir d’attaches liées à un endroit particulier. Elle admet tout de même ressentir une affection particulière pour sa ville d’adoption et adore flâner dans ses différents quartiers.
LES VOYAGES IMPROVISÉS Pour se ressourcer, Tatjana Darany a besoin de changer d’air et de prendre l’avion. «Je pars si possible seule, à l’improviste et loin! J’aime me promener dans les grandes villes ou au bord de la mer. Je laisse fonctionner le hasard.» Parmi ses derniers coups de tête, un week-end à Buenos Aires et quelques jours en Californie.
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