Boîte, cadran, fonctions, etc.: si chaque montre mécanique veut jouer de sa spécificité, toutes ou presque pourtant hébergent en leur sein, cœur palpitant, un échappement dit à ancre suisse. Ou alors, mais bien moins nombreuses, un échappement Co-Axial (Omega), Freak (Ulysse Nardin), et, plus rare encore, un échappement à chevilles, à virgule ou à force constante, notamment.
Désormais, il faudra compter avec l’échappement à détente, inventé en 1776 et jusqu’alors réservé aux chronomètres de marine. Brevet mondial à la clé, c’est la petite maison dano-helvétique Urban Jürgensen qui l’a réalisé avec le motoriste Jean-François Mojon à la conception et l’horloger Kari Voutilainen à la finition et à l’assemblage.
Les atouts de ce nouvel échappement: offrir une meilleure précision chronométrique, mais, surtout – c’était tout le défi de l’aventure –, pouvoir résister aux chocs grâce notamment à une palette de repos et à un 2e plateau de sécurité couplés à une grande roue de balancier rigide et extralégère, dont le moment d’inertie est de 24 mgr/cm2 contre 5 à 18 dans un échappement standard.
Autres avantages, une friction, et donc une usure moindre des pièces, ainsi que, quête du Graal horloger, l’absence de lubrification.
Pour l’heure, 50 montres sont d’ores et déjà annoncées, la mise en production industrielle est en élaboration, tout comme le passage en mode automati- que et l’ajout des fonctions date et quantième perpétuel.
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