LES FAITS
Alors que le vice-président américain Joe Biden était en visite en Israël, le ministre de l’Intérieur a annoncé la construction de 1600 logements à Jérusalem-Est. Or, cela fait près d’un an que les Etats-Unis exhortent leur allié à geler la colonisation dans la partie arabe de la ville sainte. Cette provocation a tendu les relations israélo-américaines, ce qui s’est traduit par un coup de fil tranchant d’Hillary Clinton au premier ministre Benjamin Nétanyahou.
LES COMMENTAIRES
Le quotidien israélien Haaretz observe «la pire crise dans les relations USA-Israël en 35 ans». De son côté, le New York Times se penche sur la posture délicate de Benjamin Nétanyahou: «Presque un an après avoir accédé à son poste, le premier ministre semble coincé entre la pression d’aller de l’avant dans les pourparlers sur la paix, un préalable pour construire la confiance avec les Etats-Unis, et la résistance des partis les plus à droite dans sa coalition, son propre parti - le Likoud - compris.» Libération partage cet avis: «Nétanyahou, qui semble avoir été débordé dans cette affaire par ses alliés d’extrême droite au sein du gouvernement, cherche depuis à dédramatiser le clash.» Le Financial Times pense que «l’intervention musclée de Mme Clinton fait suite à l’angoisse croissante face au déclin d’influence d’Obama dans la région et le fait qu’il a laissé Israël - et d’autres partenaires étrangers - lui marcher sur les pieds trop facilement.»
À SUIVRE
Les Palestiniens exigent le gel total de la colonisation avant de reprendre les négociations pour la paix. L’annonce de la semaine dernière pourrait compromettre même les pourparlers indirects, amorcés via les Etats-Unis.
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