Thé urbain
Par PHILIPPE LE BÉ - Mis en ligne le 03.02.2010 à 09:48
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Depuis 2004, les fondateurs de Tekoe investissent les gares. Après Lausanne, Berne et Bâle, Genève et Zurich sont en ligne de mire.
EXPANSION. Valérie Peyre ne boit jamais de café. Le thé, en revanche, c’est bien plus que sa tasse. Ce sont aujourd’hui cinq magasins Tekoe fondés en cinq ans avec Pierre Maget, trois au sein même des gares de Lausanne, Bâle et Berne, les deux autres au centre du chef-lieu vaudois et à Nendaz (VS). D’ici à la fin février 2010, un nouveau bar à thé de quelque 30 mètres carrés pourrait ouvrir dans le secteur «arrivée» de l’aéroport de Genève. Répondant à un appel d’offres, les initiateurs de cette aventure mariant tradition et urbanité espèrent bien décrocher la timbale, même si la concurrence est redoutable. Les prochaines cibles seront la gare Cornavin, quand elle sera rénovée, et celle de Zurich.
Avec leur kyrielle de variétés de thés noirs ou verts aux parfums originaux, en sachets ou en infusion, les magasins exhalent un chiffre d’affaires de 3,5 millions de francs pour une rentabilité qui reste encore à déguster. Les 32 collaborateurs, dont la disponibilité, la bonne humeur et l’efficacité sont difficiles à prendre en défaut, gagnent leur vie honorablement. «Il faut un an pour former un bon vendeur», souligne Valérie Peyre. Chaque année, les deux fondateurs visitent les plantations de thé en Chine, en Inde, en Afrique, au Japon ou au Sri Lanka pour mieux connaître les producteurs et sonder leurs exigences sociales et environnementales. Quant aux gobelets à l’emporter, qui ne sont pas vraiment écologiques, ils pourraient devenir biodégradables si les CFF prévoient comment les récupérer.
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