«TARD POUR BAR» :Le Conseil du public de la RTSR trouve que dans son émission, Michel Zendali ne parle pas assez de culture. Mais qui s’en préoccupe? François Grobet/RTS
Médias
Timides SRT, pourtant garantes du service public
Par Patrick Morier-Genoud - Mis en ligne le 01.09.2010 à 11:15
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Les Sociétés cantonales de radio et télévision célèbrent leurs 30 ans d’existence. Dans l’indifférence.
«Les SRT nous rappellent que notre système audiovisuel public repose principalement sur le public représenté dans l’association SSR. (...) Une assemblée de délégués provenant de tous les coins du pays détient le pouvoir suprême, y compris celui d’approuver la nomination du directeur général de l’entreprise!», déclarait Jean-François Roth, président de la RTSR, en soufflant les 30 bougies des Sociétés cantonales de radio et télévision, le 25 août dernier à Yverdon-les-Bains.
Trente ans, et presque personne ne sait qu’elles existent ni à quoi elles servent. Elles composent pourtant SSR Idée Suisse romande-RTSR, où elles ont des délégués au Conseil régional (qui nomme le président de la RTSR), au Conseil d’administration (qui nomme le directeur de la RTS) et au Conseil du public (qui donne un avis consultatif sur les programmes).
En théorie, un sacré pouvoir. Mais un gentillet folklore en pratique. La faute à qui? Aux auditeurs et téléspectateurs, d’une part, peu curieux de leurs droits. Aux professionnels de la radio et de la télévision, d’autre part, qui ont tendance à penser être seuls habilités à juger de leur propre pertinence. Et à oublier, un peu vite, qu’ils sont payés pour l’essentiel par la redevance.
C’est ainsi que les SRT parlent généralement dans le vide, notamment lorsqu’elles interrogent la TSR sur les qualités d’émissions comme Tard pour bar (pas assez culturelle à leur goût) ou Infrarouge (plus combat de coqs que débat). Pour leurs 30 ans, les SRT rénovent leur site www.rtsr.ch. Allez-y. La démocratie s’use lorsque l’on ne s’en sert pas.
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