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Tour d’Europe estival en cinq expos stars

Par Sylvain Menétrey - Mis en ligne le 30.06.2010 à 17:01

De Londres à Florence, «L’Hebdo» a sélectionné cinq expositions incontournables.

Faute de grande biennale, le touriste artistique ira prendre le frais dans les musées cet été. Si Paris fait grise mine, Londres s’avère plus avenante avec un programme intéressant à la Tate, dont une exposition sur le voyeurisme et les caméras de surveillance intitulée Voyeurism, Surveillance & The Camera. Bâle, déjà abondamment évoquée pendant sa récente foire, joue les prolongations avec la triplette Gabriel Orozco, Rodney Graham et Matthew Barney, respectivement au Kunstmuseum, au Museum für Gegenwartskunst et au Schaulager. Outre sa biennale dédiée à la création émergente, Berlin célèbre l’art contemporain africain au travers des installations des créateurs les plus en vue du continent comme l’Ougandaise Zarina Bhimji. Mais cet été met surtout à l’honneur les brouilleurs de pistes, ceux qu’on a trop vite catalogués comme des naïfs ou des provocateurs. De Francis Alÿs au Caravage en passant par Henri Rousseau, Ed Ruscha et Wolfgang Tillmans, petit tour d’Europe pour ne pas revenir de vacances idiot.


Wolfgang Tillmans à Londres

Boudée par l’art contemporain, la photographie se retrouve toujours plus enfermée dans ses circuits d’exposition spécialisés. Le photographe allemand Wolfgang Tillmans, 42 ans, est l’un des rares artistes à échapper à cette marginalisation. C’est que son travail régénère le médium, tant dans son sujet, la vraie vie ici et maintenant, que dans ses dispositifs d’exposition novateurs: de véritables installations murales, avec des photos sans cadre, souvent punaisées de manière apparemment aléatoire, qui laissent le soin au spectateur de donner un sens personnel à l’ensemble. A ses portraits de la scène alternative, témoignage presque utopique de la liberté de la jeunesse et à ses natures mortes issues de la vie quotidienne qui ont fait connaître Tillmans dans les années 90, ont succédé plus récemment des images abstraites, des sortes de flux d’encre sur papier obtenus par manipulation de la lumière. La Serpentine Gallery de Londres montre ces deux facettes d’un travail à la fois très sensible au monde extérieur, expérimental et assurément doté d’une dose d’ironie dans sa subversion plus grivoise qu’érotique.

Wolfgang Tillmans, Serpentine Gallery. Londres. Du 26 juin au 19 septembre 2010.



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Tags: expositions européennes, Wolfgang Tillmans, Francis Alÿs, Le Caravage, Ed Ruscha, Henri Rousseau,

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