Vous êtes une pionnière de la lutte pour une politique de la sexualité moderne, comme dans les démocraties occidentales. Faut-il y voir un signe avant-coureur de réformes et d’une libéralisation longtemps attendue?
Ça se pourrait.
Pourquoi cela prend-il tant de temps? Les réformes sont une question de survie à Cuba.
Notre peuple soutient la variante cubaine du socialisme, mais il faut l’améliorer. Nous pratiquons assez l’autocritique pour savoir que les gens veulent plus de souplesse et de libéralisme. Sur la manière de s’y prendre, il y a des débats à divers niveaux. C’est un processus lent, mais les choses bougent.
On ne voit pas grand-chose.
Et pourtant ça bouge. Mais nous devons être prudents: Cuba est un pays qui a toujours eu des ennemis; nous vivons sous la menace de puissants groupes, aux Etats-Unis, qui veulent prendre le contrôle économique du pays.
Comment pensez-vous, sans réformes, enrayer l’exode d’innombrables jeunes Cubains hautement qualifiés?
Cuba est un pays pauvre. La plupart des Cubains s’en vont seulement s’ils trouvent ailleurs de meilleures conditions économiques. C’est pourquoi des changements s’imposent. Nous devons offrir des incitations pour que les gens restent ici. Il nous faut une politique de la jeunesse plus attrayante afin que les jeunes aient aussi une raison économique de rester. Il nous faut de la croissance et plus de qualité de vie pour tout le monde.
Tags: Cuba, Mariela Castro, Raùl Castro, libéralisation, La Havane,