En s’inclinant en demi-finale de l’Open d’Australie, Roger Federer a perdu le dernier titre majeur qu’il détenait. Un véritable drame national. Dans le même temps pourtant, le Bâlois a sauvé les meubles. Et préservé les valeurs traditionnelles.
FEDERER N’EST CAPABLE NI D’ACCOUCHER NI DE PORTER UN ENFANT.
En battant Stanislas Wawrinka, «Rodger» n’a pas juste remis à sa place son compatriote et rival. Il a également permis à la morale de triompher. Lui, le père et époux modèle, a renvoyé à ses études «Stan» le bad boy, qui vient d’abandonner femme et enfant. Ouf! Le drame, le vrai, a été évité.
Car comment tolérer le succès de Wawrinka, alors même qu’il foule au pied le rêve d’un bon ménage entre travail et famille? Federer, lui, a bien conquis un 16e titre en Grand Chelem, six mois après la naissance de ses jumelles. Vous imaginez?
Oui... mais non. Car même s’il a démontré qu’il pouvait déplacer des montagnes sur un court, Federer n’en reste pas moins incapable d’accoucher ou même de porter un enfant. Sa success story n’apporte ainsi pas grand-chose au débat sur le choix entre carrière et famille. Pas plus que les mésaventures de Wawrinka. A moins, bien sûr, de s’interroger sur le parcours professionnel de Mirka et d’Ilham...
Reste que la Suisse aime bien les mythes. Et que ce duel aura consolidé l’un d’eux, au mépris des statistiques. Mais on ne s’en étonnera pas, à l’heure où certains défendent encore l’arme de service à la maison en invoquant la sécurité nationale
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