ACTUALITÉ
BON POUR LA TÊTE

ACTUALITÉ

ÉCONOMIE & FINANCE

SOCIÉTÉ

POLITIQUE

ÉCOLOGIE

RÉACTIONS

CULTURE

DOSSIERS

PERSONNALITÉS

ENTREPRISES

MIX & REMIX

GUIDES

FORMATION

INTERVIEWS

BLOGS

TV

IPAD

HOME > ACTUALITÉ >  Réduire la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article

Trois scénarios pour sauver l’UBS

Par Roland Rossier - Mis en ligne le 19.06.2008 à 00:00

Survie. La grande banque est désormais à la croisée de trois chemins: s’en sortir toute seule, se rapprocher de sa rivale Credit Suisse ou être digérée par des concurrentes.

Autrefois navire amiral de la flotte bancaire helvétique, l’UBS tangue toujours dans des eaux tumultueuses. Sa seconde recapitalisation – un «succès» selon elle – lui a permis d’engranger de l’argent frais. Près de 16 milliards de francs, c’est toujours bon à prendre.
Mais les actionnaires ne sont plus seuls à s’inquiéter de l’avenir de la banque. Un long frisson parcourt l’échine des hommes politiques. Fulvio Pelli, président des radicaux suisses, a demandé au Conseil fédéral de préciser sa stratégie face au danger de rachat de la banque aux trois clés. «Je suis inquiet. Nous avons besoin en Suisse de banques comme l’UBS, qui disposent de réseaux internationaux», confie le conseiller national, qui craint notamment que des entités asiatiques profitent d’un cours en Bourse bas pour ramasser la banque. Avant, qui sait, de la démanteler. L’affaire UBS est désormais à l’agenda politique.

Trois chemins. La banque se trouve à la croisée de trois chemins. Le premier scénario est que l’UBS s’en sorte toute seule. Certes bien amaigrie, mais indépendante. L’UBS remiserait donc au placard ses ambitions planétaires. Elle quitterait peu à peu les Etats-Unis, avec ses maudits crédits immobiliers subprime, un marché ou, en plus, elle doit faire face au courroux de la justice américaine, qui soupçonne un de ses anciens cadres d’avoir aidé de gros clients à frauder le fisc local.
Le deuxième scénario, c’est la solution suisse. Les Suisses laveraient leur linge sale en famille. Comme les Américains: la cinquième banque d’affaires, Bear Stearns, qui a sombré corps et biens ce printemps, a été reprise in extremis par une banque compatriote, JP Morgan, avec la bénédiction de la Réserve fédérale, la banque nationale américaine.

Un candidat idéal. Le troisième scénario est celui du rachat par d’autres banques. Pêle-mêle, on cite Deutsche Bank ou la française BNP Paribas. Selon Michel Juvet, membre de la direction de Bordier & Cie, «la banque américaine Goldman Sachs serait un candidat idéal: elle est en excellente santé financière et elle pourrait ainsi se développer dans la gestion privée. Cette solution ferait sens sur le plan économique. En revanche, ce ne serait pas une bonne nouvelle pour la Suisse qui perdrait une grande banque.»
Et un rachat à plusieurs? Dans ce cas, ce serait le modèle hollandais. Jusqu’à peu, la Hollande disposait aussi de deux grandes banques commerciales, ING Group et ABN Amro. Mais, au printemps 2007, le groupe britannique Barclays montrait des démangeaisons pour ABN Amro, suivi par un consortium de trois grands établissements européens (RBS-Royal Bank of Scotland, l’espagnol Santander et Fortis, banque hybride issue du secteur de l’assurance).
 
Découvrez l'entier de l'article dans L'Hebdo.





Tags: UBS, banques, Fulvio Pelli, subprime,

Partager: Partager sur Facebook Partager sur Delicious Ajouter aux favoris Google Ajouter aux favoris Yahoo! Partager sur Twitter Partager sur Yahoo Buzz Partager sur Myspace   Aller en haut de page Haut de page




Inscrivez-vous à notre newsletter afin de recevoir en primeur le sommaire de la semaine ainsi que nos offres spéciales.


ACTUALITÉ
Un séisme de 4,2 sur l'échelle de Richter secoue l'est de la Suisse
Grafique d'un sismographe (image symbolique/archives) Keystone
Un tremblement de terre de 4,2 sur l'échelle de Richter a eu lieu près de Zoug, a indiqué samedi soir...


ACTUALITÉ
 Edito
Avec l’achat des nouveaux avions de combat, c’est reparti pour un psychodrame.   On ne peut pas exiger de l’armée qu’elle ne...
ACTUALITÉ
 Biocarburants: La loi est en panne
C’est triste. Le 1er juillet prochain entre en vigueur la loi révisée sur les huiles minérales, qui exonère les carburants...
ACTUALITÉ
 Presse: comment perdre des millions
Imaginez que la Banque cantonale vaudoise rachète le quotidien 24 heures ou que la Banque cantonale de Zurich ramasse le...
ACTUALITÉ
 Du glamour aux réfugiés
On sait combien l’image est nécessaire à l’humanitaire: il faut rendre la tragédie visible pour éveiller les consciences. La question...
ACTUALITÉ
 Spielberg et Cameron se mettent aux jeux vidéo
L’implication de réalisateurs de cinéma dans la conception de jeux relevait jusqu’ici davantage d’une stratégie commerciale – un nom célèbre...
ACTUALITÉ
 Quelqu’un m’a dit de faire comme si de rien n’était...
Carla Bruni est une fille marrante. Son troisième album s’intitule Comme si de rien n’était. Pourtant, il enflamme les rédactions...
ACTUALITÉ
 Un Fana d’armée cité en exemple... Jusqu’au drame
Formulé au lendemain de l’accident de rafting qui a causé la mort de cinq de ses hommes, l’aveu du commandant...
ACTUALITÉ
 Qui, après Blocher?
Ce n’est pas le moindre des paradoxes pour le plus grand parti de Suisse. Après l’éviction de Christoph Blocher du...
ACTUALITÉ
 Les espions du quotidien
L’infiltration du mouvement Attac par une agente de Securitas, sur demande de Nestlé, a marqué les esprits. Le recours à...
ACTUALITÉ
 Quand la suisse Romande se doit d’exister
Un bel effet d’annonce. Voilà la carte qu’ont jouée les ministres de l’Economie des six cantons romands et de celui...
123