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Par Christophe Passer - Mis en ligne le 25.07.2012 à 15:55 |
On a beau répéter que plus rien n’est comme avant dans le monde si cruel et si dur de l’industrie musicale, demeurent quelques refrains inusables. Celui du tube estival en est un, et notamment du côté ensablé de la chaleur latino.Evidemment, c’est le soleil qui tape, et pas seulement les infrabasses. Avec les corps dénudés, l’ambiance tropicale et le punch alcoolisé post-sangria, tout ce cirque coloré est imparable. L’affaire perdure ainsi quasi sans discontinuer sur les radios et dancefloors depuis une trentaine d’années. Au hasard, citons et fredonnons: Vamos a la Playa (1983), Macumba (1985), La Bamba et La Isla Bonita (1987), Bamboleo (1988) puis l’implacable Lambada l’année suivante: une scie sexuelle revenue par la bande, si l’on peut dire, l’an dernier à travers un copier-coller dans un single de Jennifer Lopez.Dans les années récentes, Sergio Mendes, Magic System ou Pitbull ont chacun poursuivi la quête du tube côté Sud. Et 2012 ne fera pas exception à cette règle. Brésilien en tête. Selon le logiciel de reconnaissance musicale Shazam, Gotye et sa pop australienne (Somebody that I Used to Know) s’était profilé en favori. Mais le pauvret s’est vite fait déborder. Il va falloir ainsi apprendre à orthographier Gusttavo Lima (deux t, donc), Brésilien de 22 ans qui vire en tête des charts mondiaux fin juillet avec Balada (c’est le truc qui fait «tchê tcherere, tchê tchê...»). Derrière lui, l’insupportable Tacata, signé Tacabro (une sorte d’électro-reggaeton italien) n’est pas loin, ainsi que Pitbull, le Cubain de Miami, avec son Back in Time. Après il vous faudra encore encaisser Rayos de Sol, du DJ barcelonais Jose de Rico, et la sueur heureuse de l’oubli dans la danse vous est promise. |









