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«THE KILLER INSIDE ME» La pulpeuse Amy (Kate Hudson) va apprendre à ses dépens que son gentil fiancé, le shérif adjoint Lou Ford (Casey Affleck) n’est pas le gentleman qu’on croit.
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The killer inside me
Tueur au visage d’ange
Par
Antoine Duplan
- Mis en ligne le 25.08.2010 à 13:17
Noire à souhait, cette adaptation d’un livre de Jim Thompson pèche toutefois par confusion et excès de violence.
Réputé pour sa politesse, le shérif adjoint va raisonner une jeune femme dont les mœurs dissolues pourraient indisposer les bigots de ce bled perdu du Texas. Le dialogue tourne au vinaigre, alors il lui flanque une fessée magistrale avant de la culbuter passionnément. Lou Ford (Casey Affleck) n’est pas aussi affable qu’on le croit.
Cette démonstration initiale d’érotisme cuisant révèle les démons endormis. Le flic est une brute sadique; mais l’entrepreneur local, le délégué syndical ou les collègues policiers ne valent guère mieux: la petite ville est gangrenée par d’antiques rancunes, des affaires de corruption et des crimes étouffés.
Signé Jim Thompson, le romancier auquel le cinéma doit Coup de torchon (Tavernier) ou Guet-apens (Peckinpah), Le démon dans ma peau a déjà été adapté en 1976 sous le titre Une ordure de flic. Ce polar fascinait Kubrick («La plus effrayante vision d’un esprit criminel dévoyé»), mais c’est à Michael Winterbottom, cinéaste prolixe et inégal qu’incombe le remake.
L’auteur de Jude ou de Welcome to Sarajevo recrée le début des années 60 avec un goût très sûr. Les femmes sont belles – mention pour Kate Hudson, appétissante comme un pithiviers –, le whisky sec. Et avec sa voix enfantine et sa douceur fallacieuse, Casey Affleck reste inquiétant, sans atteindre les hauteurs de L’assassinat de Jesse James... Pourtant The Killer Inside me ne fonctionne pas.
Il faut lire le livre pour comprendre un passé trouble que les flash-back ne parviennent à expliciter, pour découvrir le vrai rôle du frère de Lou ou l’identité de la femme qui initia le jeune garçon au sadomasochisme.
Par-delà sa confusion narrative, le film s’avère un spectacle peu plaisant: voir une femme se faire tuer à coups de poing en temps réel est un spectacle insoutenable, l’alibi du réalisme ne résilie pas le soupçon de complaisance. Une référence télévisuelle s’impose: Dexter. Le tueur en série attaché à la police scientifique de Miami s’avère autrement ambigu que le flicaillon psychopathe mis en scène par Winterbottom...
De Michael Winterbottom. Avec Casey Affleck, Kate Hudson, Jessica Alba, Bill Pullman. Etats-Unis, 2 h.
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Réaction de
Sweet
le 30.08.2010 à 13:37
Dans l'assassinat de Jesse ... le rôle permettait plus d'amplitude,...
Suite
Dans l'assassinat de Jesse ... le rôle permettait plus d'amplitude, ce qui n'est pas le cas dans The killer ...moi je trouve au contraire que Casey Affleck réussi exactement à retranscrire un Lou tout en intériorité capable de péter un cable à tout moment : et c'est là qu'il est très fort !
Ses presta. ne font jamais de bruit sur le moment, le coup d'éclat arrive après, insidieusement !
The killer inside me est à moitié réussi, Casey Affleck, lui, l'est pleinement, hé hé !
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