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UBS embauche dans la gestion de fortune aux USA!

Mis en ligne le 12.02.2009 à 00:00

Dans un même mouvement, la banque biffe 2000 emplois dans l’Investment Banking, se recentre sur la Suisse, mais se développe dans le marché américain.

L'Hebdo; 2009-02-12

UBS embauche dans la gestion de fortune aux USA!

Dans un même mouvement, la banque biffe 2000 emplois dans l’Investment Banking, se recentre sur la Suisse, mais se développe dans le marché américain.

RÉSULTATS.

Le pire est-il cette fois passé pour l’UBS? Mardi à Zurich, ses dirigeants ont décortiqué les derniers chiffres en date. En 2008, ses pertes ont frôlé les 20 milliards de francs, un montant qui restera gravé dans les annales de l’histoire économique de la Suisse. Durant le dernier trimestre 2008, le trou a dépassé 8 milliards. Et l’effectif ne cesse de fondre: en un an, l’établissement a supprimé 5777 emplois, principalement dans sa division de banque d’affaires, celle qui s’est engluée dans les crédits pourris aux Etats-Unis. En termes de masse salariale, la cure d’amaigrissement est impressionnante: elle est passée de 25,5 à 16,2 milliards de francs, enregistrant une baisse de 36%. L’UBS n’a plus le choix: maigrir pour éviter de mourir. De plus en plus de fonds quittent aussi la banque: plus de 100 milliards de francs en 2008, dont 12,6 milliards, pour le seul quatrième trimestre, concernent la clientèle suisse. Mais, ce qui est plus étonnant, c’est l’arrivée nette d’argent frais – plus de 4 milliards de francs – aux Etats-Unis, alors que des procédures judiciaires y sont toujours pendantes (cas de fraudes fiscales). Pour gérer cette nouvelle manne, la banque a même engagé 545 collaborateurs. En Suisse, la casse a été limitée grâce au renflouement opéré par la Banque Nationale Suisse et la Confédération (près de 4,2 milliards au 4e trimestre). John Cryan, le CFO du groupe, a aussi annoncé qu’une partie des crédits à risques identifiés (dont 8 milliards de dollars prêtés aux étudiants américains) ne seraient finalement pas transférés dans la société poubelle gérée par la BNS. Reste que les dirigeants de l’UBS ne doivent pas oublier que c’est en définitive – via la BNS – le peuple suisse qui a sauvé la banque et qui lui permettra peutêtre, si des vents cette fois favorables soufflent sur elle, de se refaire une santé aux Etats-Unis. C’est-à-dire paradoxalement dans le pays d’où sont venus tous ses malheurs.ROLAND ROSSIER

MARCEL ROHNER (CEO) ET JOHN CRYAN (CFO)

UBS boucle 2008 sur une perte record.





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