L'Hebdo;
2000-08-10 Un ange passe
La petite culotte noire rangée par mégarde dans la commode de Jackie Kennedy était-elle celle de Marlene Dietrich? Censée appartenir à l'une des maîtresses de John F. Kennedy, elle pourrait avoir, pourquoi pas, été oubliée par la Lola de l'«Ange Bleu», âgée de 60 ans à l'époque. Selon un critique britannique, le président américain aurait eu une relation avec l'actrice allemande, un après-midi de 1962, à la Maison-Blanche. Au terme de leur demi-heure d'ébats (Madame avait rendez-vous ailleurs), JFK aurait posé la question: Marlene l'avait-elle fait avec son père, Joseph P. Kennedy, un ami fréquenté dans les années 30? Miss Dietrich répondit par la négative. F. D.
Mes bien chers frères
On ne sait pas bien quand, sûrement quelque part entre les bêtes et les hommes, «Dieu regretta d'avoir créé les Arabes». C'est du moins la version, contestée, de la Genèse que le rabbin Ovadia Yossef donna à ses fidèles, samedi passé dans la synagogue Yazdin, à Jérusalem. Entre autres vérités, le rabbin Yossef, qui est le chef spirituel du parti ultra-orthdoxe Shass, déclara que «les six millions de malheureux Juifs que les nazis ont tués ne l'ont pas été gratuitement. Ils étaient la réincarnation des âmes qui ont péché et ont fait des choses qu'il ne fallait pas faire.» C'est le péché de la chaire. J. A.
Coup bas
Il était l'incarnation d'un semblant d'ouverture politique en Malaisie, le réformateur potentiel du régime dictatorial imposé depuis vingt ans. Las, au terme de quatorze mois d'un procès-farce qui a ridiculisé le pays sur la scène internationale sans décourager les investisseurs, l'ex-premier ministre Anwar Ibrahim, 53 ans, se remettra difficilement du coup que vient de lui infliger son adversaire pour l'écarter du pouvoir. Déjà condamné à six ans de prison pour «corruption» en avril 1999, il se voit rajouter une peine de neuf ans pour avoir «sodomisé son chauffeur». Des accusations que bien peu de Malaisiens jugent crédibles.
C. M.
Attachez vos censures!
C'est un grand classique: le jeu des dix erreurs. Le «SonntagsBlick» en présente une version sur Internet: il compare l'interview originale qui fut donnée par Jean Overney, le chef du Bureau d'enquête des accidents d'aéronefs, avec la version parue le 30 juillet. Sur la connivence entre les compagnies et les enquêteurs en cas d'accident, la réponse est: «C'est un thème dont nous discutons souvent. Je me demande aussi parfois pourquoi nous nous asseyons à la même table que Swissair lorsqu'il s'agit d'enquêter.» Réponse parue: «Il n'est pas question de connivence.» Sur le stress des pilotes: «Six décollages et six atterrissages sont un strict maximum. Nous pouvons vraiment parler de stress.» Réponse officielle: «Il existe des consignes strictes et précises quant aux conditions de vol autorisées.» Entre les deux versions, il y a le stylo rouge d'Urs Adam, vice-directeur de l'Office fédéral de l'aviation civile. Dormez, braves gens, les aéroports sont engorgés, les avions tombent, mais la censure veille sur vous.
J. A.
God Bless Guinness
Non, ce n'est pas en incarnant Obi-Wan Kenobi, le sage merlinien de la première «Guerre des étoiles», que Sir Alec Guinness a connu la gloire. En 1977, lorsqu'il accepte d'endosser la robe du dernier Jedi recommandable de la république intergalactique de Lucas, la carrière du comédien anglais n'a plus connu de pic depuis 1957, avec son rôle de colonel intraitable et borné dans «Le pont de la rivière Kwaï». Ses heures de gloire, c'était dans les années 40 et 50, avec des comédies du plus pur humour british. Après le succès de la saga des étoiles, qu'il n'appréciait guère, le monstre sacré retourna au deuxième plan. Ce qui le dérangeait peu. Passé maître dans la tenue de rôles dits de composition, (dans «Noblesse oblige», il joue huit rôles différents), Alec Guinness adorait ne pas être reconnu. Il s'en est allé à 86 ans, dans la même discrétion.
P.-L. C.
Jackpot pour un puck
Marc Biver ne le sait que trop, le hockey est devenu le sport le plus populaire de Suisse, loin devant le football. Alors que La Pontaise accueille 2147 spectateurs à Lausanne, en comptant la presse, les sécus, les dames invitées et l'Amicale des boulistes renannais, Malley craque sous les vivats de 10 000 supporters en folie. Et comme la comparaison se vérifie aussi bien dans les villes de Berne et de Zurich que dans les cantons de Neuchâtel, du Tessin, des Grisons, du Jura, sans parler de Fribourg et Zoug, le PDG de l'empire IMG a choisi de jeter son dévolu sur les stades de glace. Pour 64 millions de francs en effet, Marc Biver devient pendant cinq ans l'unique détenteur des droits de télévision et de marketing. Toute la commercialisation du hockey helvétique sera donc de son ressort, à compter de 2001. «Le hockey, explique Marc Biver, est le seul sport dont l'équipe nationale évolue au sommet.» Aïe, aïe, aïe Trossero, t'as du boulot !
C. F.
Destins
n REQUIEM. Le père du «Vocabulaire latin», que déclinèrent des générations de collégiens vaudois, vient de franchir le Styx. Roger Déglon est mort à l'âge de 88 ans. Mors, mortis, féminin.
n ALLÉLUIA. Al Gore, candidat démocrate à la Maison-Blanche, a choisi: son colistier sera Joseph Lieberman, 58 ans, sénateur juif du Connecticut. Conservateur, Lieberman est souvent d'accord avec George Bush sur les questions de la sécurité sociale et de l'armement.
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