Un approvisionnement électrique sans l'atome possible dès 2030
Par ats - Mis en ligne le 03.05.2011 à 21:31
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| La Suisse pourrait se passer entièrement du nucléaire d'ici 20 ans pour son approvisionnement énergétique. L'Agence des énergies renouvelables (AEE) a présenté mardi un programme en dix points pour y parvenir, soulignant qu'aucun obstacle technique ou financier ne s'y oppose.Seule condition pour mener à bien la "révolution énergétique" à venir: l'engagement des politiques en faveur des énergies vertes et de l'efficacité énergétique, a indiqué devant la presse Stefan Batzli, directeur de l'AEE. Une sortie du nucléaire sur 20 ans ne mettrait en outre pas en danger la sécurité de l'approvisionnement ni ne porterait atteinte à la protection du climat, a-t-il ajouté.Après la catastrophe de Fukushima, la population est largement acquise à une sortie du nucléaire, a rappelé M. Batzli. Au niveau politique, la question est donc de savoir quand l'abandon de l'atome doit avoir lieu et d'établir un calendrier. Nucléaire trop cher Une transition énergétique du non-renouvelable au renouvelable sur 20 ans est avantageuse financièrement, explique pour sa part Rolf Wüstenhagen, professeur en gestion des énergies renouvelables à l'université de Saint-Gall. Une transition plus longue coûterait nettement plus cher en raison du prix des énergies fossiles, qui va toujours plus augmenter à l'avenir.En outre, le coût lié aux centrales nucléaires a été largement sous-estimé jusqu'ici, affirme Matthias Fawer, responsable Asset management à la Banque Sarrasin. Une réévaluation s'impose donc, et "pas seulement à cause de Fukushima". Par conséquent, "le blocage de capitaux par des centrales nucléaires dont l'amortissement dure entre 50 et 60 ans ne se justifie plus", assène-t-il.Réseau pas adapté Une transition massive vers les énergies renouvelables nécessitera cependant des adaptations du réseau électrique suisse. Celui-ci devrait ainsi être mieux raccordé au réseau européen, explique David Thiel, des Services industriels de Bâle (IWB). En outre, l'AEE demande un fonctionnement plus décentralisé.
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