Genève
Un bouclier pour le JEDI
Par William Türler - Mis en ligne le 28.07.2010 à 14:06
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START-UP. Le Grand Conseil genevois invente un nouveau statut, baptisé JEDI, pour aider les jeunes entreprises.
A Genève, le Grand Conseil a créé le statut de JEDI pour les Jeunes entreprises développant des innovations. Cette réforme, qui devrait entrer en vigueur dès 2011, permettra aux start-up de bénéficier d’allégements fiscaux, sur une durée pouvant aller jusqu’à dix ans.
«Les jeunes sociétés se trouvent dans une situation fragile, explique Jesús Martin-Garcia, directeur de l’incubateur Eclosion et initiateur du projet aux côtés du député PDC Guillaume Barazzone. N’ayant pas encore de revenus, elles doivent tout financer avec leurs fonds propres.» D’où l’idée de leur donner un coup de pouce fiscal. Cette réforme concerne l’impôt sur le capital (qui s’élève à 2‰ à Genève), mais aussi les «contrats de recherche» qu’une société pourrait passer avec une grande entreprise, dont le montant ne serait pas fiscalisé.
Ce type d’exonération restait jusqu’ici peu accessible pour les petites structures. Avec la réforme, un questionnaire d’une page suffira à faire la demande. La mesure devrait surtout bénéficier aux start-up actives dans l’économie du savoir (biotechs, nanotechs, etc.). Pour être estampillée JEDI, la société doit développer des projets innovants, être établie et exercer une partie prépondérante de son activité dans le canton de Genève, ne pas être cotée en Bourse et dépenser chaque année au moins 35% de ses charges dans des activités de recherche.
«A terme, cette réforme pourrait concerner tout l’arc lémanique, voire l’ensemble de la Suisse», relève Guillaume Barazzone. Le président du PDC Christophe Darbellay a déposé à Berne une motion allant dans ce sens. Doris Leuthard aurait manifesté «un grand intérêt» pour ce projet.
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Tags: Grand conseil genevois, JEDI, start-up,
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