Mobilité
Un vélo suisse pour les businessmen
Par RICHARD SIEGERT - Mis en ligne le 23.06.2010 à 12:03
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PRATIQUE. Avec son porte-serviette intégré dans le cadre, le «Urban Commuter» vise un public d’hommes d’affaires pendulaires.
Jean-Louis Francescotti avait remarqué que de nombreux hommes d’affaires renonçaient à la bicyclette parce qu’ils n’arrivaient pas à fixer leur serviette sur le porte-bagages. Il a donc imaginé un nouveau type de vélo équipé d’un système de rangement sur la barre avant. Après cinq ans de développement, son entreprise, Tato, basée à Ecublens, peut enfin commercialiser le résultat de ses recherches: le «Urban Commuter» s’adresse en priorité aux professionnels urbains. «Notre système leur permet de transporter leur ordinateur portable ou leur serviette entre les jambes au lieu du porte-bagages ou du sac à dos, ce qui est à la fois plus stable, plus sûr et plus élégant», explique le créateur.
Le premier prototype de ce vélo avait été dessiné en 2004 déjà. «A l’époque, les questions liées à la mobilité urbaine, à la santé et au changement climatique devenaient de plus en plus pressantes, explique Jean- Louis Francescotti. J’ai donc cherché une niche dans le domaine du vélo qui combine à la fois fonctionnalité et design.» Le Lausannois et ses partenaires ont ensuite testé et amélioré le véhicule, tout en préparant sa commercialisation. «Nous voulons d’abord nous concentrer sur les grandes agglomérations suisses, comme Bâle et Zurich avant d’attaquer le marché international», dit encore ce dernier. La production a été lancée à Taiwan et, très vite, le «Urban Commuter» a attiré l’attention des amateurs de vélo. «Nous avons eu droit à des articles sur le blog américain Bicycledesign. net et dans la NZZ, ce qui a fait bondir le nombre de visiteurs de notre site.» D’un ou deux vélos par mois, les ventes ont passé à 15 pour le seul mois de mai.
La clientèle de l’«Urban Commuter» est constituée d’hommes actifs entre 25 et 40 ans, qui exercent des professions libérales et utilisent le vélo tous les jours pour aller au travail. Parmi eux, Michael Mitchell, qui travaille au Rolex Learning Center de l’EPFL. «J’ai regardé et testé un bon nombre de vélos et l’“Urban Commuter” m’a immédiatement convaincu par son caractère multifonctionnel et design, dit-il. Je peux facilement transporter mes affaires sans risquer qu’elles glissent. Et, surtout, sans trop transpirer du dos!»
Vélo «Urban Commuter», 1599 francs. En vente chez Kunz und Kaiser à Bâle (www.kunzundkaiser.ch), chez Boris Ricca à Lausanne (www.cyclesricca.ch), chez Zwei Urbanbikes à Zurich (www.zweiradgeber.ch) et sur www.tato.li
«J’AI CHERCHÉ UNE NICHE DANS LE DOMAINE DU VÉLO QUI COMBINE À LA FOIS FONCTIONNALITÉ ET DESIGN.» Jean-Louis Francescotti, Tato
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