UN VRAI CAPITAINE AU GOUVERNAIL
Mis en ligne le 14.05.2009 à 00:00
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LA POSTE. Claude Béglé, nouveau président de la régie fédérale, a gagné une première bataille. Celle de l’adhésion de son équipage.
L'Hebdo;
2009-05-14 UN VRAI CAPITAINE AU GOUVERNAIL
PHILIPPE LE BÉ
LA POSTE.
Claude Béglé, nouveau président de la régie fédérale, a gagné une première bataille. Celle de l’adhésion de son équipage.
Après seulement un mois et demi de présidence, Claude Béglé a réussi à rassembler autour de lui toutes les voix des administrateurs de La Poste et à faire oublier les attaques orchestrées contre sa personne juste avant qu’il n’entre en fonctions. Que ce soit par conviction profonde, pour la majorité d’entre eux, ou par opportunisme, les membres du Conseil d’administration de la régie fédérale affichent désormais la volonté de maintenir le plus possible un réseau dense d’offices postaux. L’une des bonnes manières de le financer étant l’obtention d’une licence bancaire «light» à la faveur de PostFinance. «L’impulsion vient de Claude Béglé. C’est nouveau et c’est bien», constate Dominique Freymond, administrateur depuis 2002.
Au vrai, La Poste fonctionne aujourd’hui comme une entreprise doit normalement fonctionner: avec un conseil d’administration qui définit clairement et fermement une ligne stratégique et une direction générale qui la met en Å“uvre. Sous l’ancien régime, le président, Anton Menth donnait l’impression, justifiée ou non, d’enregistrer les décisions prises par le directeur général Ulrich Gygi.
Cohésion.
Si charismatique soit-il, Claude Béglé sait cependant qu’il ne peut conduire le paquebot jaune à bon port qu’avec le soutien actif du tout nouveau directeur général, Michel Kunz, et aussi, notamment de Patrick Salamin, responsable du réseau postal. Cette cohésion interne lui sera d’autant plus précieuse que maints notables installés confortablement dans les conseils des banques cantonales sont bien décidés à tout faire pour empêcher la création d’une banque postale. Quand se déchaîne la tempête, mieux vaut tenir le gouvernail.
Après s’être objectivement allié au Syndicat de la communication et au Parti socialiste qui se préparent à lancer une (ou deux?) initiative(s) en faveur d’une banque postale, le libéral Claude Béglé doit maintenant convaincre la droite parlementaire, qui ne veut toujours pas entrer dans son sillage. Une manÅ“uvre digne d’un amiral.
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