LES FAITS
Les prestataires de soins (médecins, hôpitaux, pharmaciens, industrie pharma) ont envoyé une lettre à tous les parlementaires pour réclamer une compensation des risques plus fine entre assureurs maladie et la désignation d’un seul acteur – les caisses ou l’Etat – pour tenir les cordons de la bourse (monisme). Ils leur demandent aussi de refuser les mesures urgentes mises en route par Pascal Couchepin.
LES COMMENTAIRES
«Nous devons profiter du climat de coopération actuel, qui ne se produit qu’une seule fois dans une carrière de conseiller fédéral», souligne, dans Der Bund, l’économiste Willy Oggier, auteur de la missive. Le St. Galler Tagblatt rappelle toutefois que deux acteurs essentiels ont été laissés de côté: «les caisses et les cantons». Citant les premières, il note que «les mesures à court et à long termes ne s’excluent pas. On a besoin des deux». Dans le Tages-Anzeiger, le représentant des seconds, le Vaudois Pierre-Yves Maillard, s’oppose au financement des prestations de santé par un seul acteur car il craint que «seuls les assureurs n’entrent en ligne de compte» et il juge «inacceptable» de leur transférer 8 milliards de francs venant du contribuable. Dans la Basler Zeitung, le président de la Commission de la santé des Etats Urs Schwaller note que les propositions des prestataires prendront «au moins cinq ans» pour entrer en vigueur et ne permettront pas de réduire les coûts. S’exprimant pour la première fois sur le système de santé, Didier Burkhalter appelle, lui, à renforcer le rôle de la Confédération, quitte à l’inscrire dans la Constitution, selon la NZZ. «Peut-être qu’il y a trop de pilotes à bord.»
À SUIVRE
Le Conseil des Etats devait les examiner mercredi et jeudi. Une bonne partie d’entre elles a déjà été refusée par la Chambre du peuple cet été. Il est en outre prévu de renforcer la compensation des risques dès 2012.
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