En France, la nouvelle campagne d’affichage de l’Association droits des non-fumeurs fait parler d’elle en associant la cigarette à la soumission sexuelle. Réalisée par l’agence BDDP & Fils, elle se décline en trois visuels qui représentent des jeunes gens contraints, par la pression de mains masculines, à quelque chose qui ressemblerait à une fellation. A la différence près que la cigarette remplace ici le sexe.
Destinées à être diffusées dans la presse et les lieux publics, ces images s’inscrivent sous un même slogan: «Fumer, c’est être l’esclave du tabac.» Offrir une clope ou infliger un sévice sexuel, ce serait donc à peu près la même chose?
Dans les associations qui défendent les victimes de la violence sexuelle, cette analogie est très critiquée. Mais elle fait aussi réagir la féministe Antoinette Fouque rappelant, à juste titre, que «pratiquer une fellation ne provoque pas le cancer.» Et, pendant ce temps, les journaux soignent leurs titres. «Une campagne dure à avaler», écrit celui-ci. «Une pipe contre le tabac», rétorque celui-là.
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