Une commission va enquêter sur les ratés de la visite Biden
Par ats - Mis en ligne le 14.03.2010 à 00:01
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| Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a chargé samedi une commission administrative d'enquêter sur les ratés de la visite du vice-président américain Joe Biden. Israël avait annoncé un projet de colonisation qui a déclenché un tollé international au lendemain de l'arrivée du représentant américain.
Par ailleurs, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a ordonné samedi de proroger jusqu'à mardi minuit, le bouclage total de la Cisjordanie. Cette mesure était censée s'achever à samedi minuit.
Le bouclage strict a été décidé "pour motifs sécuritaires", compte tenu d'un risque d'attentats, selon cette source. Il a pris effet à minuit dans la nuit de jeudi à vendredi.
Quelques heures auparavant Benjamin Netanyahu avait contacté la chancelière allemande Angela Merkel et le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, les assurant qu'il n'y pas d'"accélération de la colonisation" à Jérusalem-est, selon une source gouvernementale.
Construction encouragée
Le Premier ministre a indiqué que sa politique ne différait pas de celle de ses prédécesseurs, rappelant que "tous les gouvernements successifs en Israël ont encouragé la construction de quartiers juifs" à Jérusalem-est après sa conquête en juin 1967.
Le ministère israélien de l'Intérieur a annoncé cette semaine un projet de construction de 1.600 logements à Ramat Shlomo, un quartier juif religieux dans le secteur de Jérusalem-est, dont l'annexion par Israël en 1967 n'est pas reconnue par la communauté internationale.
L'annonce a déclenché de vives tensions diplomatiques avec le gouvernement de Barack Obama, en pleine visite de M. Biden, et l'exaspération des Palestiniens. Elle a aussi suscité des condamnations unanimes de la communauté internationale.
M. Netanyahu a déploré cette crise diplomatique, reconnaissant que le calendrier de l'annonce avait été "inopportun" sans pour autant revenir sur la décision de construire à Jérusalem-est. Il a assuré n'avoir pas été mis au courant de la décision de la commission de planification urbaine du ministère de l'Intérieur.
Le Quartet condamne
La crise est d'autant plus aiguë avec les Etats-Unis que Washington venait d'arracher un accord pour des négociations indirectes entre Israéliens et Palestiniens via leur envoyé spécial George Mitchell.
La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a appelé vendredi M. Netanyahu pour condamner son attitude "profondément négative" envers Washington, employant des mots très durs envers le principal allié des Etats-Unis au Proche-Orient.
Le Quartette pour le Proche Orient (Etats-Unis, Russie, ONU, Union européenne) a condamné lui aussi vendredi la décision d'Israël tandis que la dirigeante de la diplomatie européenne, la Britannique Catherine Ashton, s'est dite samedi "très préoccupée", à la veille d'une visite dans la région.
L'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas s'est félicitée de ce concert de protestations après avoir fait savoir qu'elle ne retournerait pas à la table des négociations sans un arrêt de la colonisation juive à Jérusalem-est.
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