Ken Auletta / The New Yorker
Une femme chez les ingénieurs
Mis en ligne le 03.08.2011 à 14:01
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Sheryl Sandberg, née en 1969, est directrice opérationnelle de Facebook. Une rareté, dont un grand magazine américain publie le portrait détaillé.
«Sheryl Sandberg peut-elle triompher de la culture masculine qui règne dans la Silicon Valley?» se demande Ken Auletta, dans le New Yorker. Cet auteur, spécialiste des nouvelles technologies, brosse sur dix pages le portrait d’une femme hors du commun, qui occupe depuis 2008 le poste de chief operating officer de Facebook.
Auparavant, cette Américaine née en 1969 était l’une des vice-présidentes de Google. Comme le confie Mark Zuckerberg, fondateur du réseau social, Sandberg «gère tout ce que je ne veux pas faire», comme la gestion du personnel, le management, la stratégie publicitaire et les problèmes politiques.
Cette Américaine a mené une formation académique si brillante à Harvard que Lawrence Summers s’est porté volontaire pour suivre sa thèse. Elle a ensuite suivi l’économiste à la Banque mondiale. En 2001, elle a rejoint Google, qu’elle a contribué à rendre profitable.
Mariée et mère de deux enfants, Sheryl Sandberg est l’une des très rares femmes haut placées dans les entreprises de la Silicon Valley. La faute à un certain machisme. Mais pas uniquement.
Comme elle l’a expliqué à la conférence TEDWomen de décembre 2010, la quadragénaire souhaite que les femmes prennent davantage la parole dans les entreprises et qu’elles négocient leur salaire à l’engagement (seules 7% le font, contre 57% des hommes).
Qu’elles partagent les tâches domestiques moitié-moitié avec leur compagnon. Et qu’elles ne se mettent pas en retrait, professionnellement, lorsqu’elles ont leur premier enfant. Chez Facebook, Sheryl Sandberg a introduit un congé paternité et maternité de quatre mois.
«The New Yorker». 11/18 juillet 2011. Adaptation DS
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