Genève
Une horloge fleurie à la hauteur
Par William Türler - Mis en ligne le 24.02.2010 à 10:29
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Equiper le symbole horloger de la ville d’un mécanisme mettant en valeur le savoir-faire des manufactures genevoises, l’idée fait son chemin.
TOURISME. C’est un paradoxe comme Genève aime à les cultiver: l’horloge fleurie, qui sert de symbole touristique à la capitale mondiale des manufactures horlogères, est animée par un vulgaire moteur électrique. Des milliers de touristes repartent ainsi chaque année avec une photo d’une horloge représentant exactement le contraire de ce que défend la région. Le journaliste Joël Grandjean a récemment relancé l’idée de munir l’horloge d’un mouvement mécanique pouvant être remonté par les passants et dont les rouages seraient visibles. Le projet a fait du chemin, si bien qu’un concours (qui devrait se renouveler tous les trois à cinq ans) vient d’être initié par la Ville.
«Avec la Municipalité, nous sommes en train d’établir un «catalogue des faiblesses» et une charte technique tenant compte de l’inclinaison et du diamètre, mais aussi de paramètres comme les variations de température, l’humidité ou le vandalisme», raconte Joël Grandjean. Au-delà de l’aspect technique (l’aiguille des secondes mesure 2,5 mètres, soit la plus grande «trotteuse» du monde), cette entreprise représente aussi un défi esthétique. «Il faut absolument conserver le côté végétal, estime le designer horloger, Eric Giroud. Au niveau des fleurs, on pourrait s’inspirer d’une démarche plus contemporaine, comme par exemple ce qui se fait à côté de la place Saint-François à Lausanne.» Ne reste plus qu’à convaincre les horlogers de participer au concours…
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