Une messe pour Galilée.
Mis en ligne le 19.02.2009 à 06:00
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Pour la première fois depuis quatre cents ans, le Vatican a fait dire ce dimanche une messe en l’honneur du scientifique, père de l’astronomie, persécuté par l’Eglise.
C’est dans la Basilique Sainte-Marie-des-Anges-et-des-Martyrs, à Rome, qu’a eu lieu l’événement. La messe a été célébrée à l’occasion des 445 ans de la naissance de Galilée, Galileo Galilei, comme disent les Italiens, scientifique pisan, considéré comme le père de l’astronomie moderne. La cérémonie a été suivie par une délégation de la Fédération mondiale des scientifiques, parmi laquelle figuraient des savants russes et chinois.
C’est une satisfaction posthume pour Galilée, estime Il Giornale. Pour avoir soutenu, à la suite de Copernic, que la Terre tournait autour du Soleil, il fut contraint au silence et sommé d’abjurer par le Saint-Office en 1633. Sa théorie était contraire à la doctrine catholique, qui fixait la terre comme le centre de l’univers. Son procès est devenu le symbole de l’incompréhension entre foi et science.
La lente réhabilitation de Galilée a commencé avec Jean-Paul II, qui l’a pleinement absous de toute faute et a formulé un mea culpa public en 1992. La curie romaine n’est toutefois pas parvenue à mettre fin à toutes les critiques. En janvier 2008, Benoît XVI a dû annuler une visite à l’université «La Sapienza» (la sagesse, ndlr) de Rome à cause d’un boycott des enseignants «au nom de Galilée». Cet épisode récent explique le zèle que met le Saint-Siège à afficher sa réconciliation avec le scientifique. Le secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone a notamment voulu exprimer «le souvenir admiratif et la vénération pour cet homme de science et de foi, un homme divin comme il a été justement défini».
IlGiornale.it. 16 février 2009. Adaptation CT
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