Kirghizistan
«Une nouvelle forme de terreur»
Par BENJAMIN BIDDER - Mis en ligne le 23.06.2010 à 11:42
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ROSA OTOUNBAÏEVA. Alors que les violences se poursuivent, la présidente par intérim du Kirghizistan s’exprime sur la crise et le référendum qui se tiendra le 27 juin.
Plus de 200 morts et 400 000 déplacés, tel est le bilan très provisoire des violences qui ensanglantent le Kirghizistan depuis le 10 juin dernier. Lundi, la présidente par intérim, en visite dans le sud du pays ravagé par des violences ethniques, a souligné la nécessité d’organiser comme prévu, dimanche 27 juin, le référendum sur la réforme constitutionnelle. Interview de la présidente Rosa Otounbaïeva, 59 ans, au sujet de la puissance et de l’impuissance de son gouvernement.
Vous êtes arrivée au pouvoir en avril, après la fuite de l’ancien chef d’Etat Kurmanbek Bakiev. Votre présidence n’a toujours pas été légitimée. Que comptez-vous faire pour changer cet état de fait?
A la fin de juin, le peuple est appelé aux urnes pour approuver la nouvelle Constitution. Ce vote viendra aussi plébisciter ou sanctionner ma politique. Après cela, nous organiserons des élections libres, tout d’abord pour le Parlement, puis pour la fonction du chef de l’Etat. Je ne serai pas candidate. Mon mandat court sur un an et demi et prendra automatiquement fin après ce délai.
Le Kirghizistan est menacé par la sécession et vous avez perdu le contrôle du sud. Estce le bon moment pour un référendum?
Le Kirghizistan ne se divisera pas. La situation se stabilise. Nous devons maintenant court-circuiter nos ennemis, en particulier les tireurs qui déstabilisent le sud. Nos services secrets lancent en outre une mise en garde contre d’autres violences coordonnées en lien avec le référ endum. Nous serons prêts.
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