|
Par Clément Bürge - Mis en ligne le 23.10.2012 à 06:53 |
Non. Mitt Romney ne s’est pas servi de son compte bancaire suisse pour prouver qu’il avait de l’expérience en politique étrangère. Et, à vrai dire, la politique extérieure n’aura pas tant été abordée lors de ce dernier débat présidentiel, pourtant consacré au sujet. Animé par un Bob Schieffer digne du plus flasque des caramels mous, l’Afrique, l’Europe, l’Océanie, et la majeure partie de l’Asie ont été complètement laissées de côté par les deux candidats, qui n’ont pas cité ces régions une seule fois. La Chine a été brièvement discutée. L’Amérique latine, elle, a été mentionnée une seule et unique fois, par le candidat républicain. Pourquoi ce silence?Une explication paraît plausible: les deux candidats s’accordent plus qu’ils ne veulent se l’avouer sur les questions de politique étrangère. Un phénomène qui peut paraître étrange, étant donné la polarisation actuelle du système politique américain. Mais c’est ce qu’explique Lynn Vavreck, professeur en science politique et en communication de l’U.C.LA (University of California, Los Angeles) dans un article publié sur le site du New York Times. La scientifique explique que les opinions des Américains divergent nettement moins sur les thématiques étrangères et que la polarisation qui prévaut en général entre les deux partis est moins marquée dans ce domaine. Seules quelques questions divisent encore les partisans des deux camps, comme le rôle des Nations unies et le respect du droit international. C’est notamment pour cette raison que Mitt Romney a déclaré à plusieurs reprises qu’il était d’accord avec Barack Obama sur certains points. Il souhaitait ainsi mieux mettre en lumière ses (rares) divergences avec le démocrate. |









