Unesco: de l’ordre!
Patrimoine. L’OFC réunit tous les sites suisses classés par l’Unesco. But: renforcer la coordination défaillante.
Un parking de 130mètres de long, entre la route devant Saint-Saphorin et le lac, visible depuis le Léman et le vignoble. Un an après l’inscription de Lavaux au patrimoine culturel mondial de l’Unesco, le projet, dont les travaux ont commencé cet été, suscite la polémique autant qu’il incarne un certain flou dans la gestion des sites suisses figurant sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.
Conscient du problème, l’Office fédéral de la culture (OFC), référent de l’Unesco à Paris, profite des 25ans de l’inscription des trois premiers sites suisses (la vieille ville de Berne, le couvent de Saint-Gall et le monastère de Müstair) pour réunir tous les partenaires impliqués dans la gestion des sites classés de Suisse.
Une première. Avec les inscriptions récentes des Chemins de fer rhétiques et du haut lieu tectonique de Sardona, la Suisse a déjà neuf sites inscrits au patrimoine mondial. «Avec les décisions attendues concernant La Chaux-de-Fonds/Le Locle, l’œuvre architecturale du Corbusier et les Prehistoric Pile Dwellings (les palafittes), il y aura douze sites, explique Oliver Martin, de l’OFC. C’est beaucoup.
L’Italie en a une quarantaine pour un territoire autrement plus étendu. Pour l’instant, les sites suisses communiquent peu entre eux, et pas assez avec l’OFC qui se porte garant auprès de l’Unesco de leur protection et de leur gestion. A Saint-Saphorin, tout le monde reconnaît que le projet porte atteinte à l’intégrité du site.
La commune aurait dû consulter sans attendre d’éventuelles réactions. La soirée du 16 doit poser les bases d’une collaboration accrue et efficace entre partenaires.» L’OFC imagine ainsi un organe de gestion qui donnerait des préavis lors de projets concernant les sites. «L’OFC ne veut pas s’imposer comme gestionnaire unique. Il faut les acteurs des sites, les organismes de tourisme, de gestion du patrimoine, les politiques. Mais sans imposer une protection totale. Un paysage culturel doit pouvoir continuer à se développer.»
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