Avec deux tiers de logements en propriété contre seulement 40% en moyenne nationale, le Valais se positionne comme LE royaume des propriétaires. En ce début d’année, le marché de l’immobilier est au beau fixe. Mais pour combien de temps encore, s’interroge Daniel Fontannaz, président de la section valaisanne de l’Union suisse des professionnels de l’immobilier (USPI).
«Même s’il y a des gabarits un peu partout, le rythme de construction ralentit», note le courtier, qui n’imagine pas la demande et la population continuer d’augmenter indéfiniment.
Durant les dix-huit dernières années, le Valais a enregistré une croissance démographique de 22% contre 14% en moyenne suisse, soit une des plus fortes du pays. Désormais, l’offre en logements peine à couvrir la demande croissante, qui est très importante dans le Chablais – où s’exerce la pression de l’arc lémanique – ainsi que dans les villes de Sion et de Sierre. Si bien que les appartements s’arrachent.
«Lorsqu’un objet destiné à la revente arrive sur le marché, en moins de deux mois il trouve preneur», affirme François Sarrasin, de l’agence Duc-Sarrasin à Martigny. Et dans le marché du neuf? «Les promotions se vendent pour la plupart sur plan», indique Olivier Raemy d’Immo-Consultant à Sion. Les mégaprojets de complexes touristiques se multiplient dans les stations de ski, comme à Aminona, Veysonnaz ou encore Hérémence.
Des réserves en suffisance. Le marché immobilier valaisan est composé de micromarchés hétérogènes. Si bien que les différences régionales sont importantes, que l’on soit en plaine ou en montagne, en ville ou en campagne, dans le Haut ou le Bas-Valais. Le manque de terrains commence à se faire sentir notamment dans les centres urbains où il devient difficile de trouver de l’espace, ce qui freine la construction d’immeubles.
Le Valais procède actuellement à un recensement de ses zones à bâtir. Chef du Service du développement territorial valaisan, Damian Jerjen estime à environ 6000 hectares les réserves, ce qui représente plus de 30% de la surface totale des zones habitables. «Dans l’ensemble, nous avons largement assez de place pour le développement, sans devoir ouvrir de nouvelles zones», note ce dernier.
L’expansion attendue selon les autorisations de construire (en pourcentage du parc de logements) est très élevée dans les trois secteurs du Bas-Valais. «Elle est de 2,6% pour la région de Sion, 2,3% pour celle de Martigny et 1,9% pour la région Monthey/Saint-Maurice, alors que la moyenne suisse est de 1,2%», indique Philippe Kaufmann, économiste à Credit Suisse.
La croissance démographique a pour conséquence de faire augmenter les prix. Le mètre carré de terrain dans le Valais se négocie en moyenne à 270 francs, alors qu’il faut débourser entre 2000 et 5000 francs à Verbier! Dans les villes, le terrain à bâtir est une denrée rare, donc coûteuse. Par effet de cascade, la hausse du prix des terrains fait augmenter le prix des biens (+3,3% en 2010 pour les appartements en propriété).
En comparaison avec l’arc lémanique, la pression est toutefois relativement modérée. Et là encore, les disparités régionales sont importantes. C’est dans les stations que le renchérissement est le plus marqué, la hausse des prix étant en partie due au développement du tourisme, un secteur économique dont dépend un emploi valaisan sur trois.
Le Haut-Valais rattrape son retard. En Valais comme partout ailleurs, le développement des axes de communication influence de manière très directe l’essor des régions et le marché immobilier. Ainsi le Haut-Valais a profité et profite encore de l’ouverture du tunnel de base du Lötschberg.
«A partir de 2000, il y a eu un effet anticipatif sur les communes de Brigue, Naters ou encore Viège, qui ont enregistré une forte croissance», note Damian Jerjen. Ce n’est pas fini: le haut du canton va sans aucun doute tirer bénéfice de l’ouverture de l’autoroute A9 entre Sierre et Brigue, dont la fin de la construction est prévue pour 2016.
Objet hors du commun
En terrasse: Dominer la ville

Des appartements en terrasse avec vue sur Sion et ses deux châteaux. A Bramois, authentique village valaisan peuplé de vergers et de vignobles, la résidence Les Mistelles – dont la construction arrive à terme – propose une solution de rechange à la vie en ville. Installée dans la verdure, elle est destinée à celles et à ceux qui veulent habiter à l’extérieur tout en demeurant proches des commodités et services.
Situé sur le versant ubac, soit la rive gauche de la vallée du Rhône, le complexe dispose de 54 appartements répartis dans 6 immeubles de 8 à 10 lots. Construits avec des matériaux de haute qualité selon une architecture contemporaine dans un quartier tranquille, les logements (de 2,5 à 5,5 pièces) privilégient le confort et l’espace.
Certains appartements disposent de terrasses de plus de 100 m2! Vendues à environ 4000 francs le mètre carré, une grande partie des propriétés par étage (PPE) ont déjà trouvé preneur.
Sélection de quelques grands projets immobiliers
En comparaison avec l’arc lémanique, la pression sur les prix reste relativement modérée en Valais. Le renchérissement est nettement plus marqué dans les stations. Les communes de Zermatt, Saas Fee, Loècheles-Bains, Monthey, Montana ou encore Bagnes (Verbier) sont les plus chères du Vieux-Pays.

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