Vampire Weekend au tableau! Mais... c'est le programme de l'année dernière que vous me récitez là! Et avec moins de talent en plus! Vampire Weekend - HorchataAttention, intox! Vous allez lire ou avez pu lire un peu partout que c'est le grand disque du début d'année, que cela confirme les espoirs les plus fous, que ça peut arrêter la chute des cheveux et faire revenir l'être aimé. En plus, c'est entré directement en tête des charts américains. Et ça, c'est un argument qui ne trompe jamais. Rappelez-vous Susan Boyle, Black Eyed Peas et Lady Gaga ces dernières années (ah non, pardon, pas Lady Gaga, comme quoi...)Je vous parle bien sûr de Contra, second album des plutôt surestimés Vampire Weekend. Et sans vouloir faire un mauvais jeu de mots eut égard à l'orientation afro-pop du groupe, autant dire que les quatre New Yorkais ont plutôt bien marabouté leur monde sur ce coup.Qu'est-ce qui a bien pu créer une unanimité telle que votre disquaire vous agressera verbalement sur Facebook et vous snobera au prochain concert branché du coin si vous osez en dire du mal? En tout cas pas California English, affreuse quatrième piste de l'album, où Vampire Weekend tente de se renouveler et enfante un gloubiboulga rempli d'idée mais pénible comme rarement, malgré ses tout juste 2'30'' au compteur. A défaut d'une mélodie, ça part dans tous les sens, avec des bouts de bleep bleep dedans, des cordes mielleuses, des rythmiques africaines dignes du Club Med et une voix façon Vocoder. Beurk.Pour le reste, heureusement, Vampire Weekend évite ce genre de dérapage fatal. Mais reste sage, se reposant sur ses acquis. White Sky évoque ainsi un petit frère mal dégrossi de One (Blake's Got A New Face) tandis que Cousins tente de refaire le coup de A Punk, rappelant que l'attitude ne fait ni le punk ni la surprise. Sans jouer aussi crânement la carte de la redite, les sept autres titres composant l'album - pour 36'40'' au compteur - bredouillent autour des fondamentaux entendus plus tôt. Soit un peu de bricole, un peu de Graceland, un peu de sucre et un peu de kitsch. Mais sans la fraîcheur passée - l'effet de surprise, quoi - tout cela sonne très petits bras, malgré quelques jolies ballades chétives (I Think Ur A Contra, Taxi Cab). Et fait trop souvent sonner ce cocktail afro-pop comme la B.O. du Roi Lion. Ce qui explique peut-être cela (pour la tête des hit-parades, j'entends).Vampire Weekend Contra XL/Musikvertriebwww.vampireweekend.com www.myspace.com/vampireweekend
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