Quand un corps se couvre de pustules et que la fièvre grimpe, c’est que la maladie atteint son paroxysme. A ce moment-là, soit le malade tout tremblant entame sa guérison, soit il s’approche de la mort. Laquelle est aussi une forme de guérison, plutôt radicale. C’est durant la période d’incubation que le mal progresse. Sournoisement. La victime ne se sent plus vraiment bien. Elle a l’intuition que quelque chose ne tourne plus rond. Mais, souvent, elle s’ingénie à nier l’évidence. Non, ce n’est rien. Cela va passer. C’est précisément ce qui arrive à l’Eglise catholique romaine. Pendant des années, elle a tenté de cacher, de se cacher à elle-même l’inavouable: l’acte monstrueux de pédophilie de certains de ses clercs. Aujourd’hui, le voile se lève. Le scandale éclate, éclaboussant toute une communauté de fidèles effarés. Pourtant, c’est maintenant que commence, enfin, le processus de guérison. Jusqu’où ira-t-il? Deux chemins s’ouvrent, qui tous les deux mènent à Rome. Le premier nous conduit vers une Eglise radicalement différente, pour qui la sexualité ne serait plus un tabou mais l’une des forces les plus belles et les plus mystérieuses de l’humanité. Une énergie à connaître, à goûter bien au-delà du refoulement ou du défoulement. Le second chemin nous mène vers la fin de l’Eglise, comme institution. Une issue fatale qui pourrait être une bénédiction. A condition, bien sûr, que soit né l’Homme nouveau, debout, délivré de ses peurs, vibrant d’Amour universel.
C’EST MAINTENANT QUE COMMENCE, ENFIN, LA GUÉRISON.
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