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Par Michel Guillaume - Mis en ligne le 14.07.2010 à 13:52 |
C’est l’histoire d’une fascination réciproque entre la Suisse et l’Asie. Les vingt entrepreneurs qui ont accompagné Doris Leuthard en Indonésie et à Singapour ne jurent que par ce continent, seul à même d’assurer la croissance de l’économie suisse à l’avenir. «Nous planifions une hausse du chiffre d’affaires de 8% pour ces cinq prochaines années», confie Paul Hugentobler, membre du conseil d’administration de Holcim.
De son côté, l’Asie adore la qualité suisse: «Elle accepte mieux que l’Europe nos produits à haute valeur ajoutée», déclare Bernard Rüeger, directeur général d’une PME de 200 employés fabriquant des capteurs de températures à Crissier (VD). Entre la présidente Doris Leuthard et son homologue indonésien Susilo Bamsang Yudhoyono, le contact a donc très bien passé. Celui-ci a non seulement donné son feu vert à des négociations en vue d’un accord de partenariat économique entre l’Association économique de libre-échange (AELE) - dont la Suisse est l’un des membres fondateurs - et l’Indonésie mais il a, de plus, souhaité des projets concrets, citant par exemple une collaboration avec l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL). Une nouvelle qui ravit le président du Conseil de fondation de l’école, Marco Torriani. «Que le président indonésien parle de nous nous remplit de fierté et prouve l’excellente réputation de notre établissement.» En 1976 déjà, l’EHL a ouvert un département de conseil (Lausanne Hospitality Consulting) actif dans le monde entier. Concrètement, elle contribue à la qualité des cours dans des instituts semblables à l’étranger avant de certifier leur formation. Ce qu’elle a fait dans une dizaine de pays comme la Chine, le Brésil, l’Arabie saoudite ou l’Inde. En Indonésie, les besoins en formation sont immenses. La Suisse a donc tout intérêt à investir dans la formation, par exemple en accueillant davantage d’étudiants asiatiques dans ses hautes écoles. Une aubaine pour l’économie suisse. Bernard Rüeger peut en témoigner, lui qui a contacté plusieurs étudiants à leur sortie de l’EPFL pour leur confier des responsabilités sur le marché asiatique. «J’ai ainsi engagé d’excellents connaisseurs des besoins de leurs compatriotes ayant en plus le gène de la qualité suisse. C’est tout bénéfice pour notre économie.» |









