Doris Leuthard, comptez-vous sur l’Asie pour compenser la baisse des exportations suisses vers l’Europe?
A mon avis, l’Europe restera toujours notre partenaire prioritaire. Mais il faut reconnaître qu’elle est affaiblie en raison de l’endettement des pays de l’eurozone et que nous allons probablement moins y exporter. Il vaut donc la peine de gagner de nouveaux marchés dans un pays comme l’Indonésie qui compte 240 millions d’habitants, soit la moitié de la population de l’UE .
20% de la population y vit avec un dollar par jour. Les Indonésiens pourront-ils s’offrir la qualité suisse?
Notre travail est d’améliorer les conditions-cadres de l’économie suisse dans cette région, raison pour laquelle nous visons un accord de partenariat économique, si possible en prenant l’Union européenne de vitesse. C’est vrai que notre qualité coûte cher, mais l’industrie textile indonésienne utilise des machines suisses garantissant une production forte et fiable, assurant ainsi des emplois à la population.
Quel voeu le président indonésien a-t-il émis à propos de l’Ecole hôtelière de Lausanne?
M. Yudhoyono a souhaité une collaboration avec cette école qui jouit d’une excellente réputation dans le monde entier. Nous sommes en train d’évaluer la situation pour les étudiants de cette région, car les besoins en formation sont énormes. On peut imaginer plusieurs concepts. Nous finançons déjà le séjour d’étudiants vietnamiens en Suisse. Ce n’est pas si cher que cela, surtout quand on pense qu’ils deviendront par la suite les meilleurs ambassadeurs de notre pays à l’étranger.
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